Israël : l’indice des prix à la consommation augmente de 0,4% en mars
En Israël, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,4% en mars, conformément aux prévisions, tandis que l’inflation annuelle ralentit légèrement à 1,9%.


L’indice des prix à la consommation en Israël a progressé de 0,4% en mars 2026, conformément aux attentes, tandis que l’inflation annuelle a légèrement ralenti à 1,9%, contre 2% le mois précédent. Ce niveau reste dans la cible fixée par la Banque d’Israël, comprise entre 1% et 3%, mais masque des tensions persistantes liées au contexte sécuritaire.
La hausse mensuelle s’explique notamment par l’augmentation des prix des légumes frais (+5,2%), de l’habillement (+3%) et du logement, en particulier les loyers (+0,5%). Sur ce dernier point, les hausses sont marquées : +2,2% pour les renouvellements de bail et jusqu’à +5,9% pour les nouveaux locataires. À l’inverse, certains postes reculent légèrement, comme le mobilier et les équipements du foyer (-0,3%).
Dans un contexte de guerre contre l’Iran et le Hezbollah au Liban, les analystes anticipent la poursuite de pressions inflationnistes à court terme. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, la baisse de l’offre de vols internationaux et le manque de main-d’œuvre pèsent sur les prix. La hausse des coûts de l’énergie et des carburants accentue également cette tendance.
Le secteur aérien constitue un facteur clé : la réduction du nombre de vols entraîne une flambée des prix, dont l’impact complet devrait se refléter dans les indices des prochains mois. Par ricochet, le tourisme intérieur pourrait également devenir plus coûteux.
Sur le marché immobilier, la tendance est plus contrastée. Les prix des logements ont légèrement reculé de 0,1% sur la période récente, tirés notamment par des baisses à Tel-Aviv et à Jérusalem (-0,7% chacune). Sur un an, les prix de l’immobilier affichent une baisse de 1,7%, malgré des évolutions régionales hétérogènes.
À moyen terme, les analystes s’attendent à une inflation modérée, mais soulignent que les effets de la guerre pourraient être sous-estimés. Les tensions sur l’offre, les coûts d’importation et les contraintes sur le marché du travail pourraient continuer à alimenter une hausse des prix dans les mois à venir.