Les prix du pétrole et du gaz flambent après les frappes iraniennes au Qatar et au Koweït
Le baril de Brent a atteint 116 dollars, contre moins de 73 dollars avant le début du conflit, alors que les prix du gaz ont bondi de près de 24 % en Europe


Les marchés de l’énergie ont brutalement réagi après les attaques iraniennes visant des infrastructures énergétiques clés dans le Golfe, notamment un important terminal gazier au Qatar et des raffineries au Koweït. Ces frappes, combinées à la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic pétrolier, alimentent les craintes d’une crise énergétique durable, susceptible d’affecter la production mondiale de pétrole et de gaz.
Le terminal de Ras Laffan, au Qatar, essentiel pour l’exportation de gaz naturel liquéfié et représentant environ 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL, a été touché par une attaque de drone et a dû interrompre ses activités. La fermeture du détroit d’Ormuz complique encore la situation, empêchant l’acheminement des cargaisons, même lorsque les installations ne sont pas directement endommagées.
Sur les marchés, les prix ont fortement grimpé. Le baril de Brent a atteint 116 dollars, contre moins de 73 dollars avant le début du conflit. En Europe, les prix du gaz ont bondi de près de 24 %, tandis qu’aux États-Unis, le pétrole et le gaz ont également progressé, bien que de manière plus modérée.
Cette flambée des prix a immédiatement pesé sur les marchés financiers mondiaux. Les principales places européennes ont reculé, à l’image de Francfort, Paris et Londres, tandis que les marchés asiatiques ont également enregistré des baisses marquées. Les investisseurs redoutent désormais un choc inflationniste global si les perturbations de l’approvisionnement énergétique venaient à se prolonger.