- i24NEWS
- Elections Israel
- Un journaliste israélien pro-Bibi qualifie Gadi Eisenkot de "singe manipulé par une élite ashkénaze"
Un journaliste israélien pro-Bibi qualifie Gadi Eisenkot de "singe manipulé par une élite ashkénaze"
Le présentateur israélien Yinon Magal a qualifié Gadi Eisenkot de « singe » en évoquant ses origines marocaines, provoquant une vive polémique à dix jours des élections législatives.


Une nouvelle polémique secoue la campagne électorale israélienne. Samedi soir, le présentateur de la chaîne israélienne Channel 14, Yinon Magal, a qualifié l'ancien chef d'état-major de Tsahal et président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, de « singe », tout en faisant référence à ses origines marocaines. Des propos qui ont immédiatement suscité l'indignation de l'opposition israélienne.
Lors de son émission « Les Patriotes », Yinon Magal a déclaré : « C'est un singe, c'est un singe. Derrière lui, tous les Ashkénazes élitistes le dirigent. » Le présentateur a ensuite évoqué les origines orientales et marocaines de l'ancien chef d'état-major, laissant entendre que celui-ci serait manipulé par des personnalités issues des élites ashkénazes.
Le parti Yashar a rapidement dénoncé ces déclarations, établissant un parallèle avec les propos controversés de l'humoriste Dudu Topaz, qui avait employé en 1981 le terme péjoratif « tchachtchahim » pour désigner les Juifs orientaux.
Dans un communiqué, la formation politique a accusé le présentateur de tenir des propos racistes contre un ancien chef d'état-major ayant consacré plusieurs décennies au service de l'État d'Israël.
Gadi Eisenkot a lui-même réagi avec fermeté. « Yinon Magal a dit que j'étais un singe manipulé par des Ashkénazes. Je n'ai rien à répondre à un niveau aussi bas. Le problème n'est pas Yinon Magal, mais l'homme qui se tient derrière lui », a-t-il déclaré, visant implicitement le Premier ministre Benjamin Netanyahou.
L'ancien chef d'état-major a également promis de mettre fin à ce qu'il considère comme une culture politique fondée sur les attaques personnelles et les divisions au sein de la société israélienne.
Cette controverse intervient à dix jours des élections législatives du 27 octobre, alors que la campagne oppose notamment Benjamin Netanyahou à Gadi Eisenkot, dont le parti Yashar cherche à incarner une alternative au gouvernement sortant.
Le chef de l'opposition Yaïr Lapid a également dénoncé les propos de Yinon Magal, accusant le présentateur de racisme et reprochant à Benjamin Netanyahou ainsi qu'aux responsables du Likoud leur silence face à cette polémique.
Dans la nuit de samedi à dimanche, Yinon Magal a publié une vidéo pour clarifier ses déclarations. Il a affirmé ne pas avoir voulu comparer Gadi Eisenkot à un animal, expliquant avoir utilisé une expression issue du milieu criminel pour désigner une personne placée au premier plan mais manipulée par d'autres. Le présentateur a accusé ses détracteurs d'avoir déformé ses propos à des fins politiques.