- i24NEWS
- Elections Israel
- Israël : l'extrême droite pourrait renforcer son poids à la Knesset lors des élections du 27 octobre
Israël : l'extrême droite pourrait renforcer son poids à la Knesset lors des élections du 27 octobre
À neuf jours des élections législatives israéliennes, les formations d'extrême droite espèrent renforcer leur représentation à la Knesset, dans un climat politique marqué par les enjeux sécuritaires.


Otzma Yehudit d'Itamar Ben-Gvir continue de s'imposer dans le paysage politique israélien, malgré - ou grâce - aux outrances assumées de son dirigeant. Cette évolution s'inscrit dans un virage à droite de la société israélienne depuis les attaques du 7 octobre 2023. La guerre à Gaza, les confrontations avec l'Iran et les tensions en Judée-Samarie ont contribué à placer les questions de sécurité nationale au centre des préoccupations d'une partie de l'électorat.
Les formations de droite nationaliste israéliennes connaissent pourtant des dynamiques électorales contrastées. Si le parti Otzma Yehudit d'Itamar Ben-Gvir pourrait renforcer son influence au Parlement, le Parti sioniste religieux de Betsalel Smotrich risque, à l'inverse, de disparaître de la prochaine Knesset.
Les chiffres illustrent cette divergence. Crédité de six sièges lors des élections de 2022, Otzma Yehudit pourrait désormais obtenir entre sept et neuf sièges, selon les projections électorales évoquées ces derniers jours. Une moyenne de dix sondages lui attribue 8,2 sièges, confirmant une progression de son poids politique.
À l'inverse, Betsalel Smotrich peine à franchir le seuil électoral de 3,25 %, nécessaire pour entrer à la Knesset. Plusieurs sondages placent son parti sous la barre des quatre sièges, le minimum généralement requis pour obtenir une représentation parlementaire. Une telle issue priverait Benjamin Netanyahou d'un allié potentiel dans la formation d'une future coalition.
Ces tendances interviennent dans un contexte où les questions sécuritaires occupent une place centrale dans la campagne. Les conséquences du 7 octobre, les affrontements avec l'Iran et les tensions en Judée-Samarie ont contribué à renforcer les préoccupations sécuritaires d'une partie de l'électorat israélien.
L'entrée en scène de l'ancien général Ofer Winter, à la tête du nouveau parti Amcha Israël, pourrait également expliquer une partie des difficultés rencontrées par Betsalel Smotrich. En attirant un électorat nationaliste et religieux traditionnellement proche du Parti sioniste religieux, Winter semble avoir directement concurrencé son ancien bastion électoral.
Plusieurs sondages publiés à la fin du mois d'août lui attribuaient entre quatre et six sièges, tandis que la formation de Smotrich passait sous le seuil électoral. Cette concurrence illustre la fragmentation croissante de la droite nationaliste israélienne, où plusieurs formations se disputent désormais un électorat aux sensibilités idéologiques proches.
À neuf jours du scrutin, ces évolutions pourraient peser directement sur la capacité de Benjamin Netanyahou à conserver le pouvoir. Le Premier ministre devra réunir au moins 61 sièges sur les 120 que compte la Knesset pour former une majorité parlementaire, alors que les projections de son bloc restent incertaines.