- i24NEWS
- Elections Israel
- Israël : le Likoud contraint de retirer des affiches en arabe visant l’opposition
Israël : le Likoud contraint de retirer des affiches en arabe visant l’opposition
Vendredi, le président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg, a ordonné au parti de Benyamin Netanyahou de retirer des panneaux électoraux rédigés en arabe


Une campagne d’affichage du Likoud provoque une nouvelle polémique à quelques jours des élections législatives israéliennes du 27 octobre.
Vendredi, le président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg, a ordonné au parti de Benyamin Netanyahou de retirer des panneaux électoraux rédigés en arabe, mettant en scène plusieurs figures de l’opposition.
Les affiches représentent Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, aux côtés de Naftali Bennett, Yaïr Golan et Avigdor Lieberman, mais aussi de Mansour Abbas et Ahmad Tibi, deux responsables politiques arabes. L’objectif politique de cette campagne du Likoud est d’associer ses adversaires à une éventuelle alliance avec les partis arabes.
La particularité de cette opération réside dans sa présentation. Les affiches reprennent les couleurs et les codes graphiques de Yashar, le parti d’Eisenkot, tout en utilisant des inscriptions en arabe. L’identité du Likoud, à l’origine de la campagne, n’apparaît pas clairement en hébreu.
Les panneaux ont notamment été installés à Jérusalem et le long des voies rapides de la région de Tel-Aviv, y compris dans des secteurs où la majorité des habitants ne parlent pas arabe.
Pour le parti d’Eisenkot, cette présentation vise délibérément à faire croire aux électeurs qu’il s’agit d’une campagne officielle de Yashar, suggérant une alliance politique avec les formations représentées sur les affiches.
Saisie par Yashar, la Commission électorale centrale a donné raison au parti d’Eisenkot. Le juge Noam Sohlberg a estimé que ces affiches pouvaient induire les électeurs en erreur quant à l’existence de liens politiques entre les différentes formations représentées.
Il a également considéré que la mention en arabe identifiant le Likoud comme commanditaire ne suffisait pas à respecter les obligations de transparence, notamment dans les zones majoritairement hébréophones.
https://x.com/i/web/status/2113253843311919154
Ce post ne peut être affiché car les cookies pour les réseaux sociaux sont désactivés. Vous pouvez les réactiver en cliquant sur .
Le magistrat a ordonné le retrait des panneaux dans tout le pays et exigé que le Likoud précise publiquement, en hébreu, qu’il était bien à l’origine de cette campagne.