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Vote des expatriés israéliens : le Likoud retire son recours contre Fly&Vote
Fly&Vote a aidé des dizaines de milliers d’Israéliens à organiser leur retour pour les élections du 27 octobre. Le Likoud estime que le projet est favorable à l'opposition.


Au moins 53 000 Israéliens vivant à l'étranger pourraient rentrer voter le 27 octobre, selon les estimations de Fly&Vote. Lancée par l'organisation AID Coalition, cette initiative informe et oriente les Israéliens de l'étranger qui souhaitent rentrer pour participer aux élections législatives. L'enjeu est réel : Israël ne connaît ni vote par correspondance, ni vote dans les ambassades et consulats, et quiconque veut voter doit se trouver dans le pays le jour du scrutin.
Mardi, le Likoud a retiré son recours après une audience devant le président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg, qui avait recommandé cette issue. Le parti de Benyamin Netanyahou soutenait que l'initiative revenait à accorder aux électeurs un avantage destiné à influencer leur choix, ce que les organisateurs contestaient en affirmant n'offrir aucun bénéfice ayant une valeur économique.
Derrière l'argument juridique, la crainte est politique. Le Likoud redoute qu'un afflux d'expatriés favorise l'opposition dans une élection serrée, et fait valoir que l'initiative pourrait surtout ramener en Israël des électeurs des partis d'opposition.
Dans son recours, déposé début septembre, le parti visait notamment AID Coalition, l'association israélienne Israeli Base et le parti Les Démocrates, en alléguant des liens entre ces structures et une activité politique visant à affaiblir le Likoud. Les organisateurs s'en défendent : ils se présentent comme une organisation américaine à but non lucratif sans affiliation partisane, ouverte à tout citoyen israélien à l'étranger, y compris aux électeurs du Likoud.
Sur environ 17 500 Israéliens interrogés hors du pays, 72 % disaient vouloir rentrer voter et 58 % avaient déjà acheté leurs billets, contre 45 % en mars qui affirmaient vouloir tout faire pour venir. Le prix des billets reste le principal obstacle, cité par 58 % des répondants, devant la disponibilité des vols (25 %) et la situation sécuritaire.