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"Le procès de Mireille Knoll, c’est l’anti-affaire Sarah Halimi" (Gilles-William Goldnadel)

i24NEWS

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Gilles-William Goldnadel, avocat, était l'invité des GGMO le 26 octobre 2021
Capture d'écran/ i24NEWSGilles-William Goldnadel, avocat, était l'invité des GGMO le 26 octobre 2021

L’avocat était l’invité des GGMO alors que s’ouvre à Paris le procès des assassins de Mireille Knoll

Gilles-William Goldnadel, avocat des fils de Mireille Knoll était l’invité ce mardi soir des GGMO sur i24NEWS, alors que le procès des assassins présumés de l'octogénaire de confession juive, vient de s’ouvrir à Paris.

Agée de 85 ans, cette rescapée de la Shoah avait été assassinée en mars 2018 de onze coups de couteaux et brûlée par son jeune voisin Yacine Mihoub, aidé par un complice. Le caractère antisémite du crime a été retenu par la justice.

Interrogé par Benjamin Petrover, M. Goldnadel s’est déclaré "satisfait" de la façon dont s’est ouvert ce procès. "Le dossier est très bien ficelé au plan matériel. Les deux juges d’instruction ont très bien travaillé (…) C’est l’anti-affaire Sarah Halimi, c’est la nuit et le jour" a déclaré celui qui a été représentant des familles dans les deux affaires. 

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L'avocat a déploré le désintérêt des médias lors de l’assassinat de Mme Halimi un an auparavant ainsi que le silence des institutions juives: "La communauté juive organisée s’en est désintéressée pour des raisons pratiques. On était en pleine période électorale, on ne voulait pas favoriser une candidate par rapport à un candidat. Très clairement."

Il voit dans la bonne tenue de ce nouveau procès un effet de rattrapage des médias et de la justice: "Il est possible que l’affaire Sarah Halimi ait servi d’anti-modèle (…) On était dans le déni des réalités et le déni de justice (dans l’affaire Halimi NDLR). On est dans la reconnaissance de la réalité et la reconnaissance judiciaire."

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Réagissant aux propos de Claude Posternak qui déplorait la virulence de l’antisémitisme d’extrême-droite, M. Goldnadel a noté que celui-ci ne tuait pas: "Le seul antisémitisme qui tue est l’antisémitisme islamique".

 Il a également accusé l’extrême-gauche islamo-gauchiste de participer à la généralisation de cet antisémitisme: "s’est installée à cause de cette complicité, dans les quartiers, une haine criminelle d’une partie non-négligeable de la jeunesse musulmane". 

Il constate une impuissance collective à changer les mentalités et qui incite une partie de la communauté juive à faire son alyah intérieure (quitter les banlieues pour des quartiers plus sûrs) et extérieure (partir vivre en Israël).

Le procès est prévu jusqu'au 10 novembre.