France/Affaire Iquioussen: "Le droit français tue l'Etat de droit", estime l'imam Chalghoumi

i24NEWS

2 min
L'imam Hassen Chalghoumi de Drancy, en direct sur i24NEWS le lundi 8 juillet 2022
i24NEWSL'imam Hassen Chalghoumi de Drancy, en direct sur i24NEWS le lundi 8 juillet 2022

"Les islamistes utilisent les outils de la République pour l'affronter"

"Le droit français tue l'Etat de droit. C'est triste que le tribunal administratif privilégie le droit de cet individu antisémite avec une mentalité archaïque, un fiché S", a réagi lundi soir Hassen Chalghoumi, après que la justice administrative a suspendu vendredi en urgence l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen vers le Maroc.

Selon la justice administrative, cette décision porterait une "atteinte disproportionnée" à sa "vie privée et familiale", une décision dont le ministère de l'Intérieur a immédiatement annoncé faire appel.

Video poster

L'imam de Drancy a déploré la décision et a exprimé son étonnement, arguant que l'imam Iquioussen était "un ami de Dieudonné et de Tariq Ramadan". Il a appelé l'Etat français "à prendre ses responsabilités".

"Les islamistes utilisent les outils de la République pour l'affronter", a-t-il affirmé à i24NEWS.

Selon M. Chalghoumi, l'imam Iguioussen "n'est ni imam, ni français". "Il n'a pas sa place parmi nous et je prie de tout cœur pour son expulsion", a-t-il lancé.

"Trente imams expulsés en deux ans"

"Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a expulsé 30 imams ces deux dernières années, dont la majorité sont des salafistes" a précisé M. Chalghoumi.

L'imam de Drancy a dénoncé les nombreux soutiens de Hassan Iguioussen (mosquées, politiques d'extrême gauche) qu'il a qualifié de "manipulateur, utilisant un double discours qui touche une jeunesse fragile, la jeunesse française".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé la semaine dernière l'expulsion prochaine de ce prédicateur né en France mais de nationalité marocaine, accusé par les autorités françaises d'avoir tenu des propos antisémites, homophobes et misogynes lors de prêches ou de conférences, tenus il y a près de 20 ans pour certains.

Cet article a reçu 15 commentaires