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L’imam Chalgoumi vivement critiqué après sa rencontre avec le porte-parole de l’armée israélienne

L'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi
i24news

Invité en France la semaine dernière à s'exprimer devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, le porte-parole de Tsahal, Ronen Manelis, a également eu l'occasion de s'entrenir avec l’imam français Hassen Chalghoumi.

Dans une courte vidéo postée en plusieurs langues sur les réseaux sociaux, les deux hommes indiquent que leur entrevue a porté sur "la paix et la coexistence" et le rôle de l’islam dans ces domaines.

Hassen Chalghoumi rappelle qu’il condamne "la violence et le terrorisme, surtout le terrorisme des Frères musulmans, du Hamas et de l’Iran qui menacent la région et la paix" sur place.

Si cette rencontre a visiblement été appréciée par les deux hommes, cordiaux l’un envers l’autre, elle n’a pas été au goût de tous.

Le site d'information Oumma, qui pose "un regard musulman sur l'actualité", a notamment publié un article intitulé ‘Hassen Chalghoumi parade aux côtés du porte-parole de l’armée israélienne : honteux !’.

"Quand l’infamie se donne en spectacle en plein cœur de Paris, elle a les traits du très servile Hassen Chalghoumi, l’imam du Crif que l’on ne présente plus", écrit notamment le journaliste dans son article.

Selon le site israélien Ynet, l’imam français aurait aussi été accusé d’être "l’avocat des sionistes" sur les réseaux sociaux, où il aurait reçu des menaces de morts suite à son entretien avec Ronen Manelis.

"Sale pourriture", "Le guignol imposteur et analphabète hassen #Chalghoumi a encore frappé !", ou encore: "tu sais que les #sionistes #véreux vont vous utiliser et vous jeter comme une serviette sale", peut-t-on lire sur Twitter.

Franco-tunisien, Hassen Chalghoumi appelle un à un Islam "modéré".

"Nous avons besoin d'un islam qui soit "Made in France". Les Imams modérés doivent se voir donner les moyens de travailler grâce à des ressources politiques, juridiques et financières françaises, sans avoir à demander le soutien de l'étranger", indiquait-il notamment dans une tribune publiée dans le quotidien Haaretz, quelques jours après les attentats du 13 novembre.

AFP

L’imam de Drancy se présente lui-même comme un partisan du dialogue inter-religieux. Il est en contact régulier avec la communauté juive et s’est déjà rendu en Israël à plusieurs reprises.

Des positions qui suscitent la controverse au sein de la communauté musulmane et qui ont déjà valu des menaces à l’imam. Ce dernier bénéficie du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) depuis qu’il a indiqué être en faveur d’une loi interdisant le port du voile intégral en France, en 2010.

Commentaires

(3)

Le dialogue est-il coupable ? Les musulmans ne doivent pas s’isoler s’ils veulent être compris du monde qui, en France, les entoure ! Sauf si leurs intentions ne sont pas avouables.

Curieux que les pourfendeurs de l’imam Chalgoumi l’insultent alors qu’il ne fait “que” rencontrer le porte parole de Tsahal qui lui même a été reçu par notre représentation nationale ! En clair le porte parole de l’armée d’Israel peut rencontrer des députés français mais pas des imams français ? Quelle bêtise décidément de tous ces obscurantistes

Bravo Mr Chalgoumi, Vous êtes dans le vrai et cela gêne les obscurantistes!

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