Affaire Rima Hassan : la justice classe sans suite les accusations liées à des stupéfiants
Cette décision intervient après des analyses toxicologiques et des investigations qui, selon le ministère public, « n’ont fait apparaître aucune infraction suffisamment caractérisée ».


L’enquête visant l’eurodéputée Rima Hassan pour des faits présumés liés à la détention de stupéfiants a été classée sans suite, a annoncé jeudi le parquet de Paris. Cette décision intervient après des analyses toxicologiques et des investigations qui, selon le ministère public, « n’ont fait apparaître aucune infraction suffisamment caractérisée ».
Les faits remontent au 2 avril, lors de la garde à vue de la députée, au cours de laquelle des substances avaient été découvertes dans ses effets personnels. Le parquet avait initialement évoqué des produits s’apparentant à du CBD ainsi qu’à de la 3-MMC, une drogue de synthèse. Toutefois, les analyses ont établi que l’un des produits « n’est pas qualifié de stupéfiant », tandis que pour l’autre, « la caractérisation suffisante d’un élément intentionnel » faisait défaut pour constituer une infraction.
L’avocat de Rima Hassan, Me Vincent Brengarth, a rappelé que sa cliente « a toujours été catégorique » sur l’origine légale du produit, évoquant « un achat à usage médical parfaitement légal » effectué dans une boutique spécialisée à Bruxelles, justificatif à l’appui. Il a dénoncé une affaire « d’une extraordinaire gravité », pointant la « divulgation de fausses informations » et des « manipulations visant délibérément à nuire » à l’élue.
Sur le plan politique, La France insoumise a vivement réagi, dénonçant un « naufrage médiatique et judiciaire » et une « cabale politique » contre l’eurodéputée. Le parti a également annoncé avoir saisi l’Arcom, le régulateur des médias, pour contester un traitement jugé diffamatoire.
De son côté, Rima Hassan a affirmé qu’elle ne se contenterait pas de « rétablir la vérité », indiquant que des plaintes étaient à l’étude contre certains médias et personnalités. Parallèlement, une enquête administrative a été ouverte sur d’éventuelles fuites dans la procédure.
Cette décision judiciaire n’éteint toutefois pas les ennuis judiciaires de l’élue, qui doit comparaître le 7 juillet prochain pour « apologie du terrorisme » dans une affaire distincte.