Emmanuel Macron envisage la création d’un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas
Il envisage la création d’un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas, une instance destinée à mobiliser les diasporas françaises comme levier diplomatique, politique et culturel.


À l’approche du sommet international « Africa Forward », prévu en mai 2026 à Nairobi, le président de la République Emmanuel Macron souhaite lancer un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas, destiné à renforcer le rôle des diasporas dans la politique étrangère et sociétale de la France. Selon les informations révélées par L’Opinion, le projet, encore à l’étude, s’inscrirait dans une stratégie plus large de refondation du partenariat entre la France et le continent africain.
Lors d’une récente réunion à l’Élysée avec les ambassadeurs français, Emmanuel Macron aurait insisté sur la nécessité de « mobiliser davantage les diasporas », estimant que le lien avec l’Afrique constitue un axe central de la diplomatie française à l’horizon 2026. « Le partenariat africain est clé. Il faut aller au bout de ce travail avec une politique beaucoup plus ambitieuse sur nos diasporas », aurait-il déclaré.
Si aucune annonce officielle n’a encore été faite, une note transmise à l’exécutif en décembre dernier évoquerait la création de cette instance afin de « fédérer toutes les diasporas de France » et de répondre à ce que ses auteurs décrivent comme une montée des discours identitaires et civilisationnels en Europe et ailleurs.
Le futur Haut-Commissariat aurait vocation à réunir des personnalités issues d’horizons variés. Plusieurs noms circulent déjà, sans qu’aucune liste définitive ne soit arrêtée. Figureraient parmi les personnalités pressenties l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, l’ex-ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem, l’ancien ministre Pap Ndiaye, ou encore le champion olympique de judo Teddy Riner. Des intellectuels et artistes tels que Leïla Slimani, Achille Mbembe, Dany Laferrière ou la chanteuse Amel Bent sont également évoqués.
Selon l’Élysée, la notion de « diasporas » serait entendue au sens large, incluant les binationaux, les Français ultramarins ainsi que les citoyens français d’origine étrangère, en remontant jusqu’à la génération des grands-parents. Une approche inclusive qui viserait à faire de la diversité un levier diplomatique, culturel et politique à part entière dans la France de demain.