Gabriel Attal accuse LFI de « vouloir casser l'autorité en France »
L’ancien Premier ministre dénonce le soutien apporté par La France insoumise aux mobilisations devant les établissements scolaires et condamne les accusations de « sauvagerie policière ».


Gabriel Attal a vivement critiqué La France insoumise pour son soutien aux mouvements de blocage organisés devant plusieurs lycées. Invité mercredi matin de La Grande Interview sur CNEWS, le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle a accusé le mouvement de Jean-Luc Mélenchon d’encourager les jeunes à participer à des actions violentes.
« La France insoumise les met en danger en les poussant, en les encourageant à participer à ces violences », a-t-il déclaré. Selon lui, ces mobilisations ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les enseignants, les policiers et les jeunes eux-mêmes.
L’ancien Premier ministre réagissait notamment aux appels de militants insoumis invitant les parents à se rendre devant les établissements afin de soutenir les élèves mobilisés et de les « défendre de la sauvagerie policière ».
Gabriel Attal a fermement condamné cette expression, estimant qu’elle mettait injustement en cause les forces de l’ordre. « Ce sont des propos insupportables quand on sait que nos forces de l’ordre travaillent dans des conditions extraordinairement difficiles et risquent parfois leur vie », a-t-il affirmé.
Il a également accusé LFI de chercher régulièrement à affaiblir les institutions représentant l’autorité. Pour étayer ses propos, il a évoqué des mobilisations remontant à 2017, au cours desquelles des élus insoumis auraient, selon lui, bloqué l’accès à certains centres d’examen.
Gabriel Attal considère enfin que les policiers sont placés dans une situation particulièrement délicate lorsqu’ils interviennent face à des manifestants mineurs. Les forces de l’ordre doivent, selon lui, faire preuve d’une grande prudence tout en répondant aux violences et en assurant la sécurité des élèves comme des personnels éducatifs.
La France insoumise défend pour sa part la présence de ses militants devant les lycées comme un soutien aux jeunes mobilisés et dénonce la manière dont certaines interventions policières sont menées.