Gabriel Attal : « Oui, Benjamin Netanyahou pourrait venir en France »
Invité de LCI, Gabriel Attal a estimé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pourrait être reçu en France si cela servait les intérêts diplomatiques français.


Il s'est également dit favorable à écarter certains ministres d'extrême droite israéliens.
Interrogé lundi soir sur LCI par Darius Rochebin, Ruth Elkrief, Alain Bauer et Éric Brunet, Gabriel Attal a affirmé que Benjamin Netanyahou pourrait être accueilli en France si les circonstances diplomatiques l'exigeaient.
Questionné à plusieurs reprises sur la possibilité de recevoir le Premier ministre israélien malgré la présence de ministres d'extrême droite au sein de son gouvernement, l'ancien Premier ministre a privilégié une approche qu'il qualifie de pragmatique.
« Les intérêts des Français, c'est qu'on soit en capacité de parler avec les différents chefs d'État et de gouvernement dans cette région pour essayer de parvenir à des accords, de pacifier les choses. »
Relancé pour savoir si Benjamin Netanyahou était toujours le bienvenu en France, Gabriel Attal a répondu qu'en cas d'initiative diplomatique française, sa venue serait envisageable.
« Demain, on organise une réunion à Paris et on a l'ensemble des parties prenantes au Proche-Orient qui acceptent de se rendre à une réunion à Paris (...), on ne va pas interdire au Premier ministre israélien de venir, évidemment. Donc oui, c'est possible. »
En revanche, Gabriel Attal a pris ses distances avec certains membres du gouvernement israélien, citant notamment Betsalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, dont il a dénoncé les prises de position.
« Je suis favorable à ce qu'on ne les invite pas, qu'on ne leur permette pas de venir en France. »
Sur un autre volet de la politique étrangère, Gabriel Attal a également estimé que la France ne devrait pas fermer son espace aérien à des avions militaires américains se rendant en Iran dans l'hypothèse d'une reprise des hostilités.
« Fermer notre ciel à un pays qui est quand même, quoi qu'on en dise, un allié (...) me semble être une manœuvre assez hostile. »
Selon lui, autoriser le survol du territoire français ne ferait pas de la France une partie au conflit, tout en permettant de préserver les intérêts stratégiques du pays et sa capacité de dialogue avec l'ensemble des acteurs de la région.