Greta Thunberg rejoint la mobilisation lycéenne à Saint-Denis
La militante suédoise Greta Thunberg a rejoint mardi matin les élèves mobilisés devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, au cinquième acte d’une contestation qui s’étend à l’échelle nationale.


Devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, où les élèves se mobilisent depuis plusieurs semaines, une silhouette familière attire les regards ce mardi matin : Greta Thunberg, vêtue d’un keffieh, a rejoint les lycéens en colère.
À 23 ans, Greta Thunberg s’est fait connaître en lançant une grève scolaire pour le climat, en 2018. Devant les journalistes, elle a apporté son soutien aux lycéens mobilisés : « Lorsqu’une société néglige sa jeunesse, qui est son avenir, c’est le signe le plus clair qu’elle a renoncé. Il est temps que les jeunes se soulèvent et reprennent leurs droits. »
Une vingtaine d’avocats se sont aussi rassemblés devant le lycée pour former une « chaîne en robe » et protéger les élèves. Cette mobilisation locale s’inscrit dans une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes.
Six syndicats de l’éducation - la FSU, l’UNSA Éducation, FO, la CFDT, la CGT et SUD - ainsi que l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et des cheminots ont rejoint l’appel.
https://x.com/i/web/status/2109911767623340388
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Les suppressions de postes au cœur des revendications
Au cœur de la mobilisation, les manifestants réclament notamment l’abandon des suppressions de postes prévues dans le budget 2027. Les organisations lycéennes et étudiantes estiment que les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur et voient dans cette nouvelle journée un rendez-vous décisif pour faire entendre leur colère.
La veille, le mouvement avait été marqué par des incidents. Le ministère de l’Éducation a fait état d’au moins huit personnels blessés, tandis que 96,5 % des établissements scolaires étaient restés ouverts. Les tensions se sont concentrées dans les académies de Créteil, Bordeaux et Lyon. À Mérignac, en Gironde, quinze personnes ont été interpellées. Plusieurs universités étaient également bloquées ou fermées par décision administrative.
Emmanuel Macron a appelé à manifester « dans le calme, dans l’ordre et dans le respect des personnes et des biens ». Le président a estimé que les revendications des jeunes nécessitaient « du temps » et de la « concertation », tout en accusant La France insoumise de chercher à « récupérer » leur colère.
La journée pourrait aussi perturber les épreuves du concours de l’internat de médecine, auxquelles doivent participer plus de 10 000 étudiants.