Huit ans après, le meurtre de Mireille Knoll reste une blessure ouverte
Le meurtre de Mireille Knoll survenait près d’un an après l’assassinat de Sarah Halimi dans le même arrondissement


Le 23 mars 2018, Mireille Knoll, rescapée de la Shoah âgée de 85 ans, était assassinée dans son appartement du 11e arrondissement de Paris, un crime qui avait profondément bouleversé la France. Huit ans plus tard, sa mémoire reste un symbole fort dans la lutte contre l’antisémitisme, alors que proches et institutions continuent de lui rendre hommage.
Ce jour-là, Mireille Knoll est poignardée à son domicile de l’avenue Philippe-Auguste, avant que son corps ne soit partiellement brûlé. Rapidement, l’enquête met en cause deux hommes, Yacine Mihoub et Alex Carrimbacus. En 2021, le premier est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre à caractère antisémite, tandis que le second écope de 15 ans de prison pour vol aggravé à caractère antisémite. La mère de Yacine Mihoub sera également condamnée à une peine de trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour destruction de preuves.
Le meurtre de Mireille Knoll s’inscrivait dans un contexte déjà marqué par une recrudescence des actes antisémites en France. Il survenait près d’un an après l’assassinat de Sarah Halimi dans le même arrondissement, et le jour même des attaques terroristes islamistes de Carcassonne et Trèbes, renforçant le sentiment d’insécurité au sein de la communauté juive.
Huit ans après, les hommages se multiplient. Les pensées se tournent vers ses fils, Allan et Daniel, ainsi que vers ses proches. L’Association Mireille Knoll poursuit son engagement pour lutter contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de haine. Ce crime reste un rappel brutal de la persistance de la haine antisémite et de la nécessité de ne rien céder face à la barbarie.