« Le gouvernement israélien est responsable de la montée de l’antisémitisme » : Ségolène Royal
Lors du débat de la primaire de la gauche, l’ancienne candidate à la présidentielle a lié la montée de l’antisémitisme à la politique des dirigeants israéliens.


Ségolène Royal a suscité une vive réaction mardi soir sur LCI lors du premier débat de la primaire de la gauche, auquel participaient également Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel.
Évoquant la recrudescence des actes antisémites en France, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle a affirmé que celle-ci n’était « pas due à Israël », mais « aux actuels dirigeants d’Israël ».
https://x.com/i/web/status/2102970194104897684
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« Il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe est absolument intolérable, parce que c’est aussi ce qui va freiner la montée de l’antisémitisme », a-t-elle déclaré.
Ségolène Royal a ensuite estimé que les images provenant de Gaza conduisaient certaines personnes à confondre les Juifs dans leur ensemble avec le gouvernement israélien.
« Les gens mélangent tout. Ils se disent : “Ce sont les Juifs en général.” Mais non, ce sont les actuels dirigeants. C’est Netanyahou et ceux qui l’entourent qui sont aujourd’hui responsables », a-t-elle poursuivi.
Interrogée pour savoir si elle demandait ainsi aux Juifs de dénoncer le gouvernement de Benjamin Netanyahou, elle a répondu par l’affirmative. Cette formulation a immédiatement été contestée sur le plateau et qualifiée d’« incroyable injonction ».
Ségolène Royal a rejeté cette interprétation, assurant qu’il ne s’agissait pas d’une injonction, mais d’un appel.
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Yonathan Arfi, a réagi sur X en accusant l’ancienne ministre de « trahir l’universalisme républicain ».
https://x.com/i/web/status/2102876053811458057
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« Sommer les Français juifs de se prononcer sur Gaza pour, prétendument, “combattre l’antisémitisme” : voilà ce qu’a demandé ce soir Ségolène Royal lors du débat de la primaire de la gauche », a-t-il écrit.
Yonathan Arfi a estimé qu’en France, personne ne devait être assigné à sa religion ou à ses origines ni contraint de prendre position sur un conflit étranger « pour avoir droit de cité ».
Selon lui, demander aux Juifs de se positionner sur Gaza plutôt qu’aux antisémites de cesser de les prendre pour cible revient à faire des victimes les responsables de la haine qu’elles subissent. Il a dénoncé une « inversion morale inacceptable ».
« Pour quelle autre haine exigerait-on des victimes qu’elles montrent patte blanche politique pour être protégées ? », a-t-il conclu.