Jean-Noël Barrot appelle Israël à "changer de politique" et à "respecter le droit international"
La France condamne avec fermeté le gouvernement israélien […] chaque fois qu’elle contrevient au droit international », a-t-il déclaré.


Intervenant à l’Assemblée nationale, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a livré mardi une prise de position ferme à l’égard de la politique menée par le gouvernement israélien, appelant à un changement de cap face à la dégradation de la situation au Moyen-Orient.
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Tout en rappelant que « la France reconnaît en Israël un peuple ami » et demeure attachée à sa sécurité, notamment après l’attaque terroriste du 7 octobre, le ministre a tenu à marquer une distinction nette entre ce soutien et la critique des choix politiques actuels. « La France condamne avec fermeté le gouvernement israélien […] chaque fois qu’elle contrevient au droit international », a-t-il déclaré.
Jean-Noël Barrot a notamment pointé les frappes menées au Liban, évoquant un bilan humain particulièrement lourd à Beyrouth et dans plusieurs villes du pays. Il a également dénoncé la situation à Gaza, où « l’aide humanitaire entre très insuffisamment », ainsi qu’en Judée-Samarie, marquée selon lui par un « blocus financier inacceptable », une « colonisation illégale » et des violences « en toute impunité ».
Face à ces constats, la France, a-t-il rappelé, a déjà soutenu plusieurs mesures de sanctions, tant au niveau national qu’européen. Un troisième paquet de sanctions visant des résidents extrémistes est actuellement à l’étude au sein de l’Union européenne, bien que son adoption ait récemment été bloquée.
Le chef de la diplomatie française a également évoqué les leviers encore disponibles à Bruxelles, notamment la possibilité de réexaminer l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, si la situation ne s’améliore pas.
Une déclaration qui illustre le durcissement du ton de Paris face à Jérusalem, dans un contexte régional sous haute tension.