Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon : une rencontre qui interroge le RN
La présence de Jordan Bardella aux côtés de la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles lors d’un gala parisien suscite interrogations et critiques.


La présence de Jordan Bardella aux côtés de la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles lors d’un gala organisé au Grand Palais à Paris a suscité de nombreuses réactions, tant médiatiques que politiques. Aperçus quittant ensemble la soirée célébrant les 200 ans du Figaro, le président du Rassemblement national et l’héritière aristocratique ont alimenté les spéculations autour d’un rapprochement aussi inattendu que symboliquement sensible.
Âgée de 22 ans, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles est née à Rome en 2003. Fille aînée du prince Charles de Bourbon et de Camilla Crociani, issue d’une richissime famille d’industriels italiens, elle a grandi entre Rome, Monaco et Paris. Héritière revendiquée du trône des Deux-Siciles — un titre aujourd’hui honorifique et disputé — elle est également très active sur les réseaux sociaux, où elle rassemble près de 200 000 abonnés. Figure des Fashion Weeks et des galas mondains, elle a déjà fait la une de magazines comme Paris Match ou L’Officiel.
Cette proximité intrigue, voire embarrasse, au sein du RN. Bardella, qui se présente comme le porte-voix d’une France populaire opposée aux élites, se retrouve associé à une famille dont la fortune se chiffre en centaines de millions d’euros. D’autant que les Bourbon des Deux-Siciles et les Crociani ont été mêlés à plusieurs affaires judiciaires et financières, notamment autour d’un vaste trust familial et de procédures impliquant la BNP Paribas.
Sur le plan politique, cette exposition médiatique pourrait fragiliser l’image du dirigeant d’extrême droite, à l’approche d’échéances électorales majeures. En interne, certains cadres redoutent une dissonance entre le discours anti-élite du parti et cette séquence mondaine très commentée. Si aucune relation officielle n’a été confirmée, l’épisode illustre déjà les risques d’une vie privée devenue enjeu politique.