La France sanctionne Betsalel Smotrich et des figures du mouvement des implantations en Judée-Samarie
Paris annonce de nouvelles mesures contre des responsables israéliens et des habitants accusés de favoriser l’expansion des implantations et les violences en Judée-Samarie.


La France a annoncé mardi une nouvelle série de sanctions visant le ministre israélien des Finances Betsalel Smotrich, plusieurs responsables d’organisations de colons ainsi que des colons qualifiés de violents, dans le cadre d’une initiative coordonnée avec plusieurs pays occidentaux.
Dans un message publié sur le réseau social X, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a indiqué que la France agissait aux côtés du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Norvège pour répondre à « l’intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie ».
À titre national, Paris a décidé d’interdire l’accès à son territoire à Betsalel Smotrich, à "quatre responsables d’organisations de colons ainsi qu’à vingt-et-un colons" accusés d’être impliqués dans des violences contre des Palestiniens.
Jean-Noël Barrot a justifié cette décision en accusant "Betsalel Smotrich de promouvoir activement l’annexion de la Judée-Samarie, la création de nouvelles implantations et la recolonisation de la bande de Gaza".
https://x.com/i/web/status/2064310638071910604
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Selon le chef de la diplomatie française, le ministre israélien soutient également des politiques susceptibles d’affaiblir l’Autorité palestinienne et d’aggraver la situation économique des Palestiniens.
« C’est une politique que ne peut accepter l’écrasante majorité de la communauté internationale, fermement attachée à la solution à deux États », a déclaré Jean-Noël Barrot.
Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de la France, du Canada, de l’Australie, de la Norvège et du Royaume-Uni ont publié une déclaration commune dénonçant les violences commises par des « colons extrémistes » contre des civils palestiniens en Judée-Samarie.
Le texte accuse certains colons de chercher à déplacer des populations palestiniennes, détruire leurs biens et favoriser l’expansion des implantations, compromettant selon eux la viabilité d’un futur État palestinien.
Les signataires estiment que ces violences perdurent dans un climat d’impunité et demandent au gouvernement israélien de prendre des mesures plus fermes contre leurs auteurs.
Les pays signataires affirment rester attachés à la solution à deux États et préviennent qu’ils sont prêts à adopter de nouvelles mesures si le gouvernement israélien ne prend pas rapidement des initiatives pour améliorer la situation sur le terrain.
Cette annonce intervient alors que les tensions restent particulièrement élevées en Judée-Samarie, où les affrontements, les opérations militaires israéliennes et les violences entre colons et Palestiniens se sont multipliés ces derniers mois.