Le CRIF accuse Emmanuel Macron de "passer sous silence la responsabilité du Hamas"
"Par cette omission de la responsabilité du Hamas, cette déclaration accorde une victoire symbolique au narratif des mouvements antisionistes les plus radicaux"


Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a vivement réagi aux propos tenus par Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU, où le président français a déclaré que "le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie". Dans un message publié sur X, l'organisation estime que cette affirmation "nie la réalité de l'implantation du Hamas et les nombreuses attaques terroristes qu'il a commises depuis des cellules implantées sur ce territoire".
Le CRIF cite notamment le meurtre de Netanel Shukrun, Franco-Israélien et père de six enfants, tué dimanche 20 septembre dans un attentat salué par le Hamas. Selon l'organisation, ce drame "témoigne tristement de cette réalité". Elle affirme également que la présence du mouvement terroriste palestinien en Judée-Samarie est l'une des raisons pour lesquelles l'Autorité palestinienne a reporté les élections législatives depuis 2006, "de crainte de voir le Hamas remporter le scrutin".
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Au-delà de ce qu'il qualifie d'"erreur factuelle", le CRIF critique plus largement le discours du chef de l'État sur la guerre à Gaza. L'organisation estime que celui-ci "semble faire porter à Israël l'entière responsabilité de la situation à Gaza", tout en "passant sous silence la responsabilité absolue du Hamas dans le déclenchement de cette guerre le 7 octobre".
"Par cette omission de la responsabilité du Hamas, cette déclaration accorde une victoire symbolique au narratif des mouvements antisionistes les plus radicaux", dénonce encore le CRIF.
L'organisation reconnaît que des divergences peuvent exister entre Paris et Jérusalem, mais met en garde contre une nouvelle détérioration des relations. "Les désaccords politiques peuvent être légitimes entre la France et Israël, comme entre toutes les démocraties alliées. Mais les approximations historiques ou les ostracisations virulentes contribuent inutilement à dégrader une relation qui est déjà à son plus bas historique", conclut le CRIF.