Manuel Valls appelle au désarmement du Hezbollah et espère la chute du régime iranien
"Le Hezbollah est une organisation terroriste, on ne peut pas lui faire confiance"


Invité d’Europe 1 ce vendredi matin, l’ancien Premier ministre français Manuel Valls s’est montré prudent après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le Liban. S’il voit dans cette trêve une possible ouverture diplomatique inédite, il estime qu’aucune confiance ne peut être accordée aux terroristes du Hezbollah et juge indispensable leur désarmement total.
Manuel Valls a rappelé que de précédents cessez-le-feu, notamment en 2024, n’avaient pas été respectés, "plus particulièrement par le Hezbollah". Il souligne toutefois qu’une nouveauté majeure réside dans la perspective de discussions directes entre le Liban et Israël, deux pays officiellement en guerre depuis des décennies. Selon lui, cette séquence peut offrir une chance de paix, à condition que le Liban retrouve pleinement sa souveraineté.
Pour l’ancien chef du gouvernement, cette perspective passe avant tout par "le désarmement total et absolu du Hezbollah", qu’il accuse d’avoir "pris en otage depuis des décennies nos amis libanais". Interrogé sur la fiabilité de l’organisation, il a répondu sans ambiguïté : "Non, on ne peut pas faire confiance au Hezbollah."
Manuel Valls a également insisté sur la nature du mouvement chiite, rejetant l’idée qu’il puisse être considéré comme une simple force politique. "Le Hezbollah est une organisation terroriste", a-t-il affirmé, estimant que le groupe agit désormais principalement au service de l’Iran, surtout depuis son affaiblissement militaire face aux frappes israéliennes. Selon lui, le Hezbollah constitue l’un des principaux instruments régionaux de Téhéran.
L’ancien Premier ministre a par ailleurs longuement évoqué la situation iranienne. Se disant méfiant face aux annonces répétées du président américain Donald Trump sur un accord imminent avec Téhéran, il a néanmoins affirmé espérer un changement de régime. "J’espère que ce régime s’effondrera", a déclaré Manuel Valls, en référence aux autorités iraniennes.
Il a rappelé le sort de millions d’Iraniens "qui aspirent à la liberté et à la démocratie" et qui, selon lui, ont été durement réprimés. Manuel Valls estime que la priorité stratégique demeure d’empêcher la République islamique de continuer à déstabiliser le Proche et le Moyen-Orient à travers ses relais régionaux, de menacer Israël et d’alimenter l’islamisme radical ainsi que le terrorisme depuis plusieurs décennies.
Enfin, il considère que la guerre en cours a déjà "terriblement affaibli" le régime iranien et espère qu’elle permettra d’écarter durablement la menace nucléaire tout en accentuant la pression politique sur Téhéran.