Perpignan : une élue de gauche effectue un salut nazi en plein conseil municipal
Le maire de la ville, Louis Aliot, a annoncé son intention de saisir la justice, dénonçant un geste "inacceptable"


Une vive controverse a éclaté à Perpignan après qu'une élue municipale d'opposition a été filmée effectuant un salut nazi lors d'une séance du conseil municipal. Le maire de la ville, Louis Aliot, a annoncé son intention de saisir la justice, dénonçant un geste "inacceptable" et contraire aux valeurs républicaines.
L'incident s'est produit mercredi au cours d'un conseil municipal particulièrement tendu, qui s'est prolongé pendant plus de cinq heures. Les images montrent Annabelle Brunet, élue de l'opposition affiliée à Place publique et au Parti socialiste, levant le bras dans un geste assimilé à un salut nazi avant d'éclater de rire.
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Dans un communiqué, la municipalité a condamné avec fermeté cette attitude, soulignant que la scène avait été captée par les caméras du conseil. L'entourage de Louis Aliot a également dénoncé les réactions amusées de plusieurs élus présents aux côtés de l'intéressée, estimant qu'aucune gêne n'avait été manifestée face à un geste faisant référence au régime hitlérien.
L'affaire a rapidement suscité des réactions au-delà du conseil municipal. Des responsables de La France insoumise ont appelé à la démission de l'élue, jugeant qu'aucune forme d'ironie ou de provocation ne pouvait justifier un tel geste. Plusieurs personnalités politiques locales ont également demandé des explications à la gauche régionale.
De son côté, Annabelle Brunet a rejeté toute accusation de sympathie envers l'extrême droite ou l'idéologie nazie. Interrogée par la presse locale, elle a expliqué avoir agi sous le coup de l'énervement après plusieurs heures de débats qu'elle jugeait frustrants. Selon elle, l'attention portée à cette séquence occulte le fond des discussions et les propositions qu'elle dit avoir formulées sans obtenir de réponse.
L'élue affirme également que la polémique intervient dans un contexte politique tendu avec la majorité municipale. Elle évoque notamment une ancienne controverse liée à un ex-élu de la majorité qui portait un tatouage reprenant une devise associée aux SS, estimant que l'affaire actuelle pourrait servir à détourner l'attention de ce précédent dossier. Elle assure par ailleurs n'avoir jamais tenu de propos pouvant laisser penser à une quelconque proximité avec les milieux d'extrême droite.
L'affaire pourrait désormais prendre une tournure judiciaire. Louis Aliot a annoncé un signalement au procureur de la République, tandis qu'Annabelle Brunet et le maire de Perpignan doivent déjà se retrouver prochainement devant la justice dans le cadre d'une procédure distincte pour diffamation engagée par l'élue.