Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon lance sa campagne et dédie son meeting au « peuple palestinien »
Jean-Luc Mélenchon a officiellement lancé dimanche sa campagne pour l'élection présidentielle de 2027 lors d'un grand meeting organisé à Saint-Denis.


Devant plusieurs milliers de sympathisants, le leader de La France insoumise a placé son discours sous le signe des luttes internationales et de la dénonciation du Rassemblement national.
Dès l'ouverture de son intervention, l'ancien candidat à l'Élysée a dédié le rassemblement « aux peuples qui résistent contre un envahisseur », citant notamment l'Ukraine, le Congo, Cuba, l'Iran et le Liban. Il a ensuite rendu hommage « au peuple palestinien invaincu, martyr d'une invasion et d'un génocide », une déclaration qui a suscité de vifs applaudissements dans l'assistance.
Choisie comme symbole de la « Nouvelle France » défendue par le mouvement insoumis, la ville de Saint-Denis a servi de cadre à ce lancement de campagne marqué par un discours offensif contre l'extrême droite.
Jean-Luc Mélenchon a notamment accusé le Rassemblement national de porter une idéologie qu'il qualifie de « suprémaciste ». Selon lui, les bouleversements géopolitiques actuels, les conflits au Moyen-Orient ainsi que l'influence du trumpisme favorisent l'émergence d'une vision du monde fondée sur la hiérarchisation des peuples selon leurs origines ou leurs appartenances religieuses.
« En France, le suprémacisme est porté par le RN », a-t-il affirmé, dénonçant ce qu'il considère comme une obsession identitaire et une volonté de diviser la société française.
Le dirigeant insoumis a également développé sa conception de l'identité nationale, insistant sur le caractère multiculturel de la France contemporaine. « La France se reformule », a-t-il déclaré, rappelant qu'« un Français sur trois est héritier de l'immigration », selon une formule reprise du maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
À moins d'un an de l'ouverture officielle de la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon cherche ainsi à se positionner comme le principal opposant au Rassemblement national tout en mobilisant son électorat autour des questions sociales, démocratiques et internationales.
Ce meeting marque le véritable coup d'envoi de la bataille présidentielle pour le chef de file de La France insoumise, qui ambitionne de se qualifier une nouvelle fois pour le second tour de l'élection présidentielle.