Rima Hassan dénonce un "harcèlement judiciaire" après sa garde à vue
Au lendemain de sa garde à vue pour « apologie du terrorisme », Rima Hassan dénonce une procédure « illégale » et un « harcèlement judiciaire ».


L’eurodéputée Rima Hassan a vivement contesté les conditions de sa garde à vue, lors d’une conférence de presse tenue à Paris au lendemain de son audition. Placée en garde à vue jeudi pour « apologie du terrorisme », elle a été remise en liberté dans la soirée, mais sera jugée le 7 juillet prochain par le tribunal correctionnel.
Aux côtés de son avocat, Me Vincent Brengarth, l’élue a dénoncé une procédure « parfaitement illégale », estimant que les autorités avaient contourné son immunité parlementaire. Son conseil affirme que la procédure de flagrance aurait été « construite de toutes pièces » afin de permettre son interpellation, évoquant une atteinte grave aux droits fondamentaux d’une parlementaire.
L’avocat a également pointé des « violations répétées du secret de l’enquête », affirmant que des éléments de la procédure avaient été diffusés dans la presse avant même le début de certaines auditions. Selon lui, ces fuites auraient été organisées dans le but de nuire à l’image de sa cliente. Une enquête a d’ailleurs été ouverte sur ces possibles manquements.
Concernant les substances retrouvées lors de la fouille, la défense insiste sur leur caractère légal, notamment pour le CBD, et conteste toute interprétation incriminante. Rima Hassan affirme de son côté être la cible d’un « harcèlement judiciaire et politique » en raison de ses positions, dénonçant une pression visant à entraver son action publique.
L’eurodéputée assure qu’elle ne cédera pas face à ce qu’elle décrit comme un « déchaînement politique, judiciaire et médiatique ». Elle qualifie déjà l’audience à venir de « procès historique », qu’elle entend transformer en tribune sur les enjeux de liberté d’expression et sur la question palestinienne.