Rima Hassan libérée de garde à vue, un procès pour apologie du terrorisme en juillet
Des substances s’apparentant à du CBD et à de la 3MMC, une drogue de synthèse, ont été retrouvées dans ses effets personnels, ces éléments feront l’objet d’une procédure judiciaire distincte


L’eurodéputée Rima Hassan a été remise en liberté jeudi soir après plusieurs heures de garde à vue, mais devra comparaître le 7 juillet prochain pour "apologie du terrorisme". L’élue de La France Insoumise avait été convoquée dans la matinée par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête de flagrance, une procédure qui permet son audition sans levée préalable de son immunité parlementaire, selon le parquet de Paris.
La justice lui reproche une publication diffusée le 26 mars 2026 sur le réseau X, faisant référence à Kozo Okamoto, impliqué dans l’attentat terroriste du 30 mai 1972 à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, qui avait causé la mort de 26 personnes. Selon le parquet, l’eurodéputée avait relayé un texte en anglais rappelant la participation de cet individu à l’attaque, accompagné d’une image le montrant porté par des hommes armés. Ce contenu avait été signalé par le ministre de l’Intérieur, ainsi que par plusieurs organisations, dont l’Organisation juive européenne et la Licra.
À sa sortie de garde à vue, Rima Hassan a également dénoncé des accusations "totalement fausses" concernant la possession de stupéfiants. Le parquet a toutefois indiqué que des substances s’apparentant à du CBD et à de la 3MMC, une drogue de synthèse, avaient été retrouvées dans ses effets personnels. Ces éléments feront l’objet d’une procédure distincte. L’eurodéputée a assuré n’avoir détenu que du CBD, légal en France.
Cette affaire a suscité de vives réactions politiques, notamment au sein de LFI. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une "police politique", tandis que le parquet rappelle que plusieurs autres procédures visant Rima Hassan sont actuellement en cours. L’eurodéputée s’est régulièrement illustrée par des prises de position radicalement anti-israéliennes, ainsi que par des actions militantes, notamment des tentatives de rejoindre la bande de Gaza par voie maritime.