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Abbas revient sur ses accusations contre les rabbins israéliens

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
AFP
Le président de l'AP a accusé des rabbins d'avoir appelé Israël à "empoisonner les puits palestiniens"

Un jour après avoir accusé certains rabbins en Israël d'avoir appelé "leur gouvernement à empoisonner les puits palestiniens", le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'est rétracté samedi dans un communiqué, soulignant qu'il était "évident" que ces propos étaient "sans fondement".

Dans des propos tenus jeudi en arabe --apparemment improvisés-- devant le Parlement européen et diffusés par la télévision de l'Union européenne, M. Abbas a dit que récemment "un certain nombre de rabbins en Israël ont tenu des propos clairs, demandant à leur gouvernement d'empoisonner l'eau pour tuer les Palestiniens".

Il a affirmé, sans citer de source à ces accusations, que cet appel entrait dans le cadre d'attaques qualifiées par lui d'incitation à la violence contre les Palestiniens.

Les propos de Mahmoud Abbas font suite à d'autres critiques qu'il a formulés contre Israël, accusant l'Etat juif de perpétrer un "massacre de masse" contre les Palestiniens, lors d'un discours prononcé devant le Parlement européen à Bruxelles.

"La Palestine et le peuple palestinien subissent un +meurtre de masse+ à une échelle sans précédent (...) au nez et à la barbe de la communauté internationale", a déclaré Abbas dans son discours.

Les propos, qui font références aux allégations antisémites qui ont conduit à des massacres de Juifs européens à l'époque médiévale, ont choqué les autorités israéliennes, qui ont accusé le dirigeant palestinien d'avoir calomnié les Juifs.

"Abou Mazen a montré son vrai visage à Bruxelles (...) avec ses remarques, il a répandu une diffamation de sang", a déclaré dans un communiqué le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, utilisant le surnom de M. Abbas.

Le communiqué de rétractation de M. Abbas a été envoyé par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) aux journalistes samedi matin.

Le texte indique que M. Abbas "rejette toutes les allégation selon lesquelles le peuple palestinien et lui-même offenseraient la religion juive", ajoutant qu'il a, par le passé, condamné "toutes les accusations d'antisémitisme".

"Après qu'il est devenu évident que les prétendues déclarations selon lesquelles les rabbins empoisonnent des puits palestiniens, qui ont été rapportées par divers médias, sont sans fondement, le président Mahmoud Abbas a affirmé qu'il n'a pas l'intention d'offenser le judaïsme ou le peuple juif partout dans le monde", précise le communiqué de l'OLP.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait cependant publié initialement cette allégation sur un site internet géré par l'un de ses bureaux, qui l'a ensuite diffusé auprès de plusieurs médias régionaux.

En octobre dernier, M. Abbas a accusé à tort les forces israéliennes d'avoir tué un jeune Palestinien de 13 ans qui avait participé à l'agression de deux Israéliens. Le garçon avait effectivement été blessé, puis soigné par les services médicaux israéliens.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), vitrine politique de la première communauté juive d'Europe, avait accusé vendredi M. Abbas de "propager les caricatures anti juives d'autrefois (...) dont on sait qu'elles nourrissent la haine antisémite".

Par ailleurs, des sources diplomatiques ont rapporté jeudi que Mahmoud Abbas avait par ailleurs refusé la proposition du président du Parlement européen Martin Shultz de rencontrer son homologue israélien Reuven Rivlin, également présent à Bruxelles. Ce-dernier s'était déclaré favorable à cette rencontre.

"Personnellement, je trouve cela étrange que le président Abbas (...) refuse toujours de rencontrer des dirigeants israéliens et se tourne toujours vers la communauté internationale pour trouver de l'aide", a lancé Rivlin, en faisant allusion à l'initiative française de conférence de paix internationale, à laquelle s'oppose fermement Israël.

Selon le bureau de M. Netanyahou, ce qui s'est passé à Bruxelles contredit la volonté affichée de M. Abbas de négocier la paix avec Israël.

"La personne qui refuse de rencontrer le président (israélien) et énonce des calomnies devant le Parlement européen, ment lorsqu'il prétend que sa main est tendue pour faire la paix", selon le communiqué.

Commentaires

(2)

En parlant en Arabe à la tribune du Parlement Européen c'est évident que ce discours est pour qu'il se montre en leader, alors qu'il refuse toute élection et se maintien au pouvoir tel un dictateur. La rétractation, il l'a certainement faite en Anglais pour endormir, un peu plus ses bailleurs de fonds Européens toujours aussi naïfs pour celui qui est leur homme de paix. Ce nouveau mensonge allonge un peu plus sa longue liste!

Mahmoud Abbas est comme la plupart des dirigeant Arabes : Deux discours différents pour deux communautés internationales différentes. Un discours en Arabes avec ses attaques frontales et virulents envers l'état d’Israël et ses dirigeants à destination de son peuples et des pays Arabes, ET un discours en Anglais plus en "rondeurs" et plus souple à destination des occidentaux pour obtenir des fonds financier pour s'en mettre plein les poches au lieu d'aider son peuple à construite des infrastructures pour leur bien être.

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