Résolution Unesco sur Jérusalem: "incompréhensible et inacceptable" pour Renzi

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Italy's Prime minister Matteo Renzi arrives for an European Union leaders summit at the European Council in Brussels, on October 20, 2016
Emmanuel Dunand (AFP)Italy's Prime minister Matteo Renzi arrives for an European Union leaders summit at the European Council in Brussels, on October 20, 2016

Paris, qui avait soutenu une résolution sur ce sujet en avril dernier, s'est cette fois abstenu

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a vivement critiqué vendredi la résolution de l'Unesco sur Jérusalem-Est, assurant que l'Italie, qui s'était abstenue, allait dorénavant s'y opposer.

"C'est incompréhensible et inacceptable, c'est une erreur. J'ai demandé expressément hier aux diplomates qui s'occupent de ces affaires de ne plus continuer comme cela, on ne peut pas nier la réalité", a déclaré M. Renzi sur une radio italienne vendredi matin.

"On ne peut pas continuer avec ces motions visant à attaquer Israël, une fois à l'ONU, une fois à l'Unesco. Soutenir que Jérusalem et le judaïsme n'ont pas de rapport revient à soutenir que le soleil fait de l'ombre", a-t-il estimé.

"S'il faut rompre l'unité européenne sur ce sujet, qu'on la rompe", a-t-il insisté. 

"Si quelqu'un a quelque chose à dire sur Israël, qu'il le dise, mais il est inacceptable de dire des choses comme ça, qui sont une erreur", a-t-il ajouté.

Le Conseil exécutif de l'Unesco, qui comprend 58 pays, a adopté jeudi dernier une résolution palestinienne qui nie tout lien entre les Juifs et le Mont du Temple et lie le site sacré aux seuls Musulmans.

Israël annonçait le lendemain la suspension de sa coopération avec l'Unesco. Cette décision se traduit par le refus de rencontrer des représentants de l'organisation ou de participer à des conférences internationales.

Par ailleurs, le Conseil représentatif des institutions juives (Crif) et le grand rabbin de France ont "déploré" vendredi dernier ce vote, en "prenant acte", avec des nuances, de l'évolution de la position française sur le sujet.

Paris, qui avait soutenu la résolution en avril dernier, s'est cette fois abstenu.

Dans un communiqué distinct, le Crif, a pour sa part salué "la fermeté des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de l'Estonie, de la Lituanie et de l'Allemagne, qui se sont opposés à la résolution".

Lundi, l'ambassadeur d'Israël à l'Unesco avait affirmé que la directrice générale de l'institution avait été menacée de mort après avoir dénoncé cette résolution niant le liant millénaire entre les Juifs et le Mont du temple.

(avec agences)

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