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L'Iran détient 4,5% de parts d'une société fabriquant des sous-marins israéliens

Israël prend livraison de son cinquième sous-marin allemand, 12 janvier 2016
AFP
Le ministère israélien de la Défense affirme ne pas être au courant de la participation iranienne

Une entreprise gouvernementale iranienne détient 4,5% de la société allemande de construction navale actuellement au centre d'un scandale concernant la fourniture de sous-marins et d'autres services à la marine israélienne, a rapporté vendredi le quotidien israélien Yedioth Ahronoth.

Le procureur général Avichai Mandelblit a ordonné la semaine dernière à la police d'enquêter sur des allégations selon lesquelles l'avocat personnel du Premier ministre Benyamin Netanyahou, David Shimron, utilisait ses relations étroites avec Netanyahou pour pousser Israël à acheter plusieurs sous-marins fabriqués par ThyssenKrupp.

Selon Yedioth, les investissements iraniens destinés à l'entreprise allemande ont commencé dans les années 1970, pendant l'ère du Shah. Téhéran a investi quelque 400 millions de dollars dans la société allemande, ce qui lui conférait une part de 24,9%.

Le journal a toutefois mentionné qu'à cette époque, ThyssenKrupp ne construisait pas de sous-marins, mais qu'il était axé sur les industries de l'acier, de l'automobile et des ascenseurs.

A partir des années 2000, l'investissement iranien, par le biais de la société Iran Foreign Investments Company, a été si important que son ministre adjoint de l'économie, Mohamad-Mehdi Navab-Motlagh, a siégé au conseil d'administration de la société.

Mais selon un rapport du Financial Times datant de 2004, la société allemande "a subi une pression américaine" et l'a retiré du conseil d'administration.

Les États-Unis, sous le président George W. Bush, avaient déclaré deux ans plus tôt que l'Iran faisait partie de l '"axe du Mal", avec l'Irak et la Corée du Nord. Selon le rapport du Financial Times, citant des sources proches de l'entreprise, le gouvernement américain avait fait comprendre au conglomérat allemand qu'il serait mis sur liste noire s'il renouvelait [la position du ministre de l'économie Navab-Motlagh]".

Selon le Financial Times, ThyssenKrupp a alors été forcé de payer une somme "très importante" à la société iranienne pour réduire sa participation à moins de 5%"

Dans son rapport, Yedioth cite une interview du Dr Farhad Zargari, l'actuel directeur général de la société iranienne des investissements étrangers (IFIC) dans lequel il confirme les fonds investis dans la compagnie ThyssenKrupp.

"Nous possédons des actions dans des sociétés importantes telles que British Petroleum, ThyssenKrupp, Siemens, Adidas et de nombreuses autres grandes marques", a déclaré Zargari décrivant l'entreprise comme une "société de recherche, leader de ressources annuelles pour les économies nationales."

"L'un des rôles importants de l'IFIC est de créer un pont entre l'Iran et d'autres pays grâce à nos investissements, et de permettre les transferts de compétences", a-t-il affirmé. "Nous nous sentons plus en sécurité lorsque nous investissons dans les pays européens et autres pays développés que dans les pays moins réglementés".

Selon le site internet de la société, l'IFIC a investi des fonds dans 18 pays, 57% d'entre eux sont européens. Elle possède également des participations en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie.

Le ministère israélien de la Défense a affirmé qu'il n'était pas au courant de l'implication iranienne dans l'entreprise, a révélé le quotidien israélien.

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