"La présence iranienne en Syrie est inacceptable pour Israël" (Netanyahou)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 26 janvier 2017
GALI TIBBON (AFP)
Le Premier ministre israélien a souligné la menace que l'islam chiite et l'Iran représentent pour Israël

"La présence de l'Iran en Syrie est inacceptable pour Israël" a déclaré jeudi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Vladimir Poutine lors d'une réunion tenue à Moscou.

"Ces dernières semaines, des preuves évidentes ont démontré les tentatives de l'Iran d'établir une présence militaire et navale en Syrie", a-t-il affirmé.

"Il y a 2.500 ans, la Perse a tenté de détruire le peuple juif mais elle n'a pas réussi", a ajouté M. Netanyahou en se référant à la fête de Pourim qui aura lieu en fin de semaine. Aujourd'hui, "Ils continuent à y faire mention aussi clairement que possible et l'inscrivent sur leurs missiles balistiques", a-t-il précisé.

Le Premier ministre israélien a rencontré jeudi le président russe Vladimir Poutine à Moscou lors d'une visite de vingt-quatre heures. Le Premier ministre a indiqué que la réunion s'était concentrée sur la question iranienne et qu'elle avait été "très positive".

A son arrivée, Netanyahou a remercié le président russe pour son hospitalité et a déclaré que les deux pays sont "engagés à combattre l'extrémisme islamique dans le monde".

Netanyahou a par ailleurs souligné la menace que l'islam chiite et l'Iran représentent pour Israël.

"La menace de l'extrémisme islamique chiite, ne concerne pas que nous, mais menace aussi la paix dans la région et la paix dans le monde et je sais que nous partageons le désir d'éviter toute victoire de l'extrémisme islamique de toutes parts", a déclaré le Premier ministre.

Dans un communiqué émis avant son départ, le bureau de Netanyahou avait indiqué que ce dernier évoquerait les développements en Syrie et les moyens de combattre la présence militaire iranienne dans ce pays ravagé par la guerre.

L'Iran et le terrorisme mondial

Depuis son intervention dans la guerre civile syrienne en 2015, la Russie a travaillé étroitement avec l'Iran pour aider à renforcer le régime du président Bachar el-Assad et préserver les intérêts des deux pays en Syrie.

Le Premier ministre israélien a déclaré lundi que l'Iran représente la plus grande menace pour l'Etat hébreu, affirmant que 80% des préoccupations qui menacent la sécurité d'Israël proviennent de la République islamique chiite.

"L'Iran est le plus gros terroriste au monde", a affirmé Netanyahou indiquant qu'Israël se tient prêt à toute attaque. "Nous ne reculerons pas et nous fortifierons nos forces de défense", a-t-il affirmé.

AFP

Le Premier ministre a également souligné qu'Israël combattrait toute tentative du groupe terroriste Hezbollah de s'armer, affirmant que les "lignes rouges posées par Israël sont épaisses et claires", et avait indiqué qu'il n'hésiterait pas à prendre des mesures de rétorsion si ces lignes étaient franchies.

Netanyahou avait averti en avril dernier le président russe Vladimir Poutine que "la formation d'un "front terroriste" sur le plateau du Golan et le transfert d'armes au Hezbollah sont deux lignes rouges qu'Israël ne permettra pas de franchir".

En juin, il avait à nouveau rencontré le président russe à Moscou pour marquer les 25 ans de relations entre Israël et la Russie.

Poutine avait alors appelé au renforcement des liens militaires et économiques en créant une zone de libre-échange entre Israël et l'Union économique eurasiatique.

En 2015, Benyamin Netanyahou et Vladimir Poutine s'étaient déjà entretenus "afin de discuter du déploiement de forces militaires russes en Syrie".

Un mécanisme afin d'éviter les confrontations entre les forces israéliennes et les forces russes présentes en Syrie avait été mis en place suite à la rencontre des deux chefs d’Etat.

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