"La conversation Trump/Abbas prouve que l'AP est un partenaire pour la paix"

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas / Le président américain Donald Trump
AFP
L'émissaire US Jason Greenblatt va rencontrer les dirigeants palestiniens mardi à Ramallah

La conversation entre le président américain Donald Trump et le président palestinien Mahmoud Abbas réfute l'argument d'Israël selon laquelle celui-ci n'est pas un partenaire pour la paix, ont affirmé samedi des responsables palestiniens.

Trump s'est entretenu au téléphone avec Abbas pour la première fois vendredi, et l'a invité à la Maison Blanche. Selon un responsable palestinien, Trump a dit à Abbas qu'il savait que celui-ci était attaché à la paix et qu'il était conscient du respect de la communauté internationale à son égard.

Une source proche du président palestinien a déclaré samedi à Haaretz que les deux hommes n'ont pas discuté des détails concernant un futur accord de paix.

"C'était une conversation préliminaire visant à briser la glace", a indiqué la source. "Trump n'a pas parlé d'un Etat, de deux Etats ou d'un arrangement spécifique, ni de la question de l'ambassade. Ces détails seront abordées par les équipes de travail et peut-être lors d'une prochaine réunion entre les deux dirigeants à la Maison Blanche", a-t-il ajouté.

"Ce qui est important, c'est que cette conversation a été une initiative de la Maison Blanche. Pour nous c'est un message assez clair que le président Abbas est un partenaire et que la question palestinienne est au sommet de l'agenda du président palestinien", a-t-il encore dit.

Le porte-parole d'Abbas, Nabil Abu Rudeineh, a également déclaré samedi que la conversation, ainsi que la rencontre entre le président palestinien et le directeur de la CIA Mike Pompeo le mois dernier, balaient l'argument israélien selon lequel qu'Abbas n'est pas un partenaire pour la paix.

Les conversations ont envoyé "un message clair" selon lequel la question palestinienne est au centre du conflit au Moyen-Orient et que les décisions de la communauté internationale en la matière ne sont pas "déconnectées de la réalité".

Selon Rudeineh, la création d'un Etat palestinien mènerait à la stabilité régionale, et le sommet arabe qui doit avoir lieu en Jordanie le mois prochain doit être l'occasion de renforcer cette position.

Abbas et son équipe doivent rencontrer Jason Greenblatt, l'un des principaux conseillers diplomatiques de Trump, lors de la visite de ce dernier à Ramallah mardi. La délégation palestinienne devrait soulever des questions relatives au conflit.

Lors de cette rencontre, Greenblatt devrait présenter les contours du plan de paix sur lequel planche actuellement le gouvernement américain, selon le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki,

La Maison Blanche a indiqué vendredi qu'au cours de la conversation, Trump a affirmé à Abbas qu'il estime qu'un accord de paix entre Israël et les Palestiniens doit être négocié directement par les deux parties.

Selon des sources palestiniennes, citées par le journal "Asharq Al-Awsat", l'Autorité palestinienne n'a pas l'intention d'entrer en conflit avec le président Trump malgré l'écart entre les positions de Ramallah et de Washington, et préfère coopérer avec l'administration américaine pour parvenir à un accord de paix.

Commentaires

(1)
Anonymous

Le président américain porte bien son nom Trump Qui croit-il trumper . La situation actuelle n'est pas la faute des arabes ni celle du monde extérieur mais celle desjuifs qui voulant paraîtront aux yeux du monde comme des personnes ayant du cœur en donnant à nos ennemis que nous avons vaincus une partie de notre terre ils ne voyaient pas qu'ils mettaient notre vie en danger ainsi que notre sécurité et ceci contre l'avis du rabbi .nous voyons aujourd'hui le résultat de cette erreur mais mal grès tout nous continuons à nous enfoncer .nous sommes devenus une marchandise aux yeux du monde ad MATAIL jusqu'à quand ?

8Article précédentLe drapeau néerlandais au consulat d'Istanbul arraché par des manifestants
8Article suivantDeux journaux allemands classent Netanyahou parmi les dictateurs les plus "fous"