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Heurts entre la police de l'AP et les sympathisants de cinq accusés palestiniens

Palestinian police clash with protesters against upcoming talks between Palestinian leaders and Israel, July 28, 2013
Abbas Momani (AFP)
Le Syndicat des journalistes palestiniens réclame que les responsables de la sécurité rendent des comptes

Les forces de sécurité palestiniennes ont dispersé dimanche par la force un rassemblement devant un tribunal qui juge cinq Palestiniens, dont un terroriste qui a été tué en début de semaine lors d'une opération israélienne, ont rapporté des avocats et des militants.

Les forces de l'ordre ont fait usage de "matraques et de gaz lacrymogène contre des militants et des journalistes lors d'un rassemblement pacifique contre le jugement de Bassel al-Aaraj", a indiqué un groupe d'ONG des droits de l'Homme dans un communiqué.

La police a indiqué que les participants au rassemblement avaient "bloqué la route devant le tribunal" et qu'"ils ont refusé d'obtempérer quand les forces de l'ordre leur ont ordonné de dégager le passage, les forces se sont alors déployées conformément à la loi".

Bassel al-Aaraj, un terroriste recherché par les services de sécurité israéliens a été tué par un tir de riposte dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une opération menée par l'armée israélienne à Ramallah, en Cisjordanie.

Le terroriste de 31 ans, militant actif dans les manifestations contre la présence israélienne, mais également contre la direction palestinienne, est mort au cours d'un échange de tirs.

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Procès pour "détention illégale d'armes"

Recherché par les Israéliens, il avait également été emprisonné plusieurs mois par l'Autorité palestinienne avec quatre autres Palestiniens pour "détention illégale d'armes" et "mise en danger de la vie d'autrui".

Sa mort a suscité de vives réactions chez les Palestiniens. Les murs de Ramallah se sont couverts de slogans célébrant la mémoire de ce "militant", tandis que les éloges se multipliaient sur les réseaux sociaux et les médias en ligne.

Les quatre autres prévenus n'étaient pas présents au tribunal car tous ont, depuis, été arrêtés par l'Etat hébreu. Le nom de Bassel al-Aaraj a été retiré dimanche de la liste des accusés, a précisé son avocat.

"Ce que nous avons subi aujourd'hui est une atteinte à nos droits, ils nous ont frappé, ils ont frappé des symboles du peuple palestinien et chaque coup qu'ils ont porté est un coup contre le martyr Bassel", a lancé son père, Mahmoud al-Aaraj dans l'après-midi lors d'une conférence de presse improvisée à la suite de la dispersion.

Mohannad Karajeh, l'un des avocats défendant les cinq accusés, a annoncé qu'il déposerait une plainte au nom de 12 participants ayant subi des violences.

Le Syndicat des journalistes palestiniens a pour sa part réclamé que les responsables de la sécurité rendent des comptes, dénonçant des "agressions honteuses".

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