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Pays-Bas: le Premier ministre refuse de s'excuser auprès de la Turquie

Netherlands Prime Minister Mark Rutte -- the country voted against ratifying an EU-Ukraine pact
Lex van Lieshout (ANP/AFP/File)
"C'est une demande totalement impossible et folle" (Mark Rutte)

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a refusé dimanche de présenter des excuses de la part du gouvernement pour avoir expulsé la veille une ministre turque, espérant toutefois "une désescalade" de la crise diplomatique entre La Haye et Ankara.

"Il est hors de question que des excuses soient faites, ils devraient faire des excuses pour ce qu'ils ont fait hier", a déclaré Mark Rutte dimanche, prenant la parole à La Haye dans le cadre de la campagne pour les législatives prévues mercredi aux Pays-Bas.

"C'est une demande totalement impossible et folle", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a qualifié d'"inacceptables" les propos du président Recep Tayyip Erdogan qui avait dénoncé samedi des "vestiges du nazisme" après l'expulsion de la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya qui avait ignoré les demandes néerlandaises à Ankara de ne pas venir à Rotterdam.

"Ce pays, comme l'a souligné hier le maire de Rotterdam, a été bombardé pendant la Seconde guerre mondiale par les nazis", a dit Mark Rutte.

Emmanuel DUNAND (AFP)

Alors que des appels à un nouveau rassemblement dimanche soir circulent sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a appelé au calme.

"Gardez la tête froide. Vous êtes ici aux Pays-Bas, nous avons une formidable vie en société dans laquelle une énorme partie des Néerlandais d'origine turque (...) est intégrée", a-t-il souligné dans un message à la population.

Le président Erdogan a promis dimanche de faire "payer le prix" aux Pays-Bas.

Mais pour M. Rutte, "il est maintenant crucial de tenter d'apaiser les événéments".

"Bien sûr, si la Turquie continue de parler de manière incendiaire des Pays-Bas, nous devrons envisager les prochaines démarches à prendre", a-t-il déclaré à la presse.

Concernant la ministre turque expulsée, "nous voulions qu'elle reste à distance", a expliqué M. Rutte. "Cela a mené au chaos et aux scènes que nous avons vues hier dans le centre de Rotterdam," a-t-il ajouté.

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