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La Turquie suspend ses relations au plus haut niveau avec les Pays-Bas

Porte-parole du gouvernement turc Numan Kurtulmus.
AFP
Ankara refuse le retour de l'ambassadeur néerlandais

La Turquie refuse le retour de l'ambassadeur néerlandais tant que les Pays-Bas ne se rendront pas aux conditions posées par Ankara pour résoudre la crise diplomatique entre les deux pays, a déclaré lundi le vice-Premier ministre turc.

"Il a été décidé que jusqu'à ce que les conditions que nous avons posées soient remplies, l'ambassadeur néerlandais ne sera pas autorisé à revenir", a déclaré M. Numan Kurtulmus après une réunion du conseil des ministres.

En outre, "tant que les Pays-Bas n'auront pas réparé les torts qu'ils ont commis, les relations au plus haut niveau et les rencontres prévues au niveau ministériel et à haut niveau sont suspendues", a-t-il ajouté, après que La Haye a interdit à des ministres turcs de participer à des rassemblements en faveur du président Recep Tayyip Erdogan.

Dans le contexte de cette crise diplomatique, les Etats-Unis ont eux appelé les deux pays au calme.

"Ils sont tous les deux des partenaires solides et des alliés de l'Otan. Nous leur demandons simplement d'éviter l'escalade et de s'efforcer de régler la situation", a plaidé un haut responsable du département d'Etat.

Ce diplomate américain a précisé que la nouvelle administration de Donald Trump n'était pas directement intervenue auprès d'Ankara et de La Haye parce que ce sont de "solides démocraties" qui "peuvent régler cela entre elles".

Le responsable n'a pas pris position en faveur de la Turquie ou des Pays-Bas mais il a affirmé que de manière générale "les gens devaient pouvoir manifester dans le calme et, qu'ayant cela à l'esprit, les deux pays devaient éviter la guerre des mots à laquelle on a assisté ce week-end".

L'ambassadeur des Pays-Bas Kees Cornelis van Rij est actuellement hors de Turquie, et le chargé d'affaires gère les affaires courantes.

La crise entre La Haye et Ankara survient juste avant les élections législatives cruciales de mercredi aux Pays-Bas après une campagne où l'islam et l'immigration ont été placés au coeur des débats par l'un des favoris, le candidat de l'extrême droite Geert Wilders.

(avec agence)

Commentaires

(2)

Il (Erdogan) ne rate pas une occasion de se remplir les poches moralement (si l'on peut parler de morale en l'occurrence) et financièrement (voir les "réparations" demandées et obtenues dans l'affaire du Navi Marmara ou le "deal" des migrants avec l'UE). Quant à Wilders, peut-être faut-il un Charles Martel pour arrêter l'invasion des hordes musulmanes...

Damran

Le Sultant d'Istamaboul ne se rend même pas compte qu'en agissant de façon aussi stupide, il ne fait que pousser les électeurs hollandais vers le candidat de l'extrême droite. Voilà ce qui arrive lorsqu'un dirigeant illétré, qui ne pratique que des rapports de chantage et de force, de menaces, d'accusations outrancières, se réveille tous les matins, les poches pleines de haine et de déclarations débiles. Même Merkel s'écrase sous ces violences insupportables...

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