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La femme d'Assad pourrait être déchue de sa nationalité britannique

Picture released by the official Facebook page of the Syrian Presidency shows President Bashar al-Assad (C) and his wife Asma al-Assad voting at a polling station in Maliki, Damascus, in the country's presidential elections on June 3, 2014
Official Facebook Page of the Syrian Presidency/AFP
Elle est un "élément de la machine de propagande qui commet des crimes de guerre"

Des élus britanniques ont réclamé dimanche la révocation de la citoyenneté d’Asma al-Assad, femme du président syrien Bachar al-Assad.

Dans une lettre adressée à la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd, les parlementaires accusent Asma al-Assad, née à Londres, d’être une porte-parole de la présidence syrienne, et affirment que cette dernière ne devrait pas être en mesure de représenter son mari tout en conservant la nationalité britannique.

Le député libéral démocrate (centre) Tom Brake, l’un des signataires de la lettre, a exhorté Asma al-Assad à cesser de défendre "les actes barbares" du régime syrien sous peine de voir sa citoyenneté révoquée.

"La première dame de Syrie n’a pas agi en tant que citoyenne, mais en tant que porte-parole de la présidence syrienne", a écrit Brake.

Le député Nadhim Zahawi a lui déclaré que l'épouse de Bachar al-Assad était "un élément de la machine de propagande qui commet des crimes de guerre" et a appelé à "poursuivre Assad par tous les moyens", notamment par le biais de la pression exercée sur sa femme.

AFP

Dans la presse britannique, on précise que la décision de déchoir Asma al-Assad de sa nationalité intervient à la suite d’un message qu’elle a posté sur son compte twitter dénonçant les frappes militaires américaines du jeudi 6 avril. Dans un de ses comptes, Asma al-Assad dénonçait en effet un "acte irresponsable qui reflète un manque de vision à long terme".

Selon les médias locaux, le passeport de la première dame syrienne, qui travaillait à la City pour JP Morgan, avant de rencontrer son futur époux, arrive à échéance en 2020.

La loi britannique prévoit que le gouvernement peut déchoir un binational de sa nationalité si cette personne est liée à des groupes terroristes.

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