Arabie saoudite, Israël, Italie: Trump se prépare pour un voyage "historique"

i24NEWS

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Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mai 2017
Olivier Douliery (AFP)Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mai 2017

"Le président Trump veut unir les peuples de toutes les confessions autour d’une vision commune de paix"

A une semaine de la visite "historique" du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, qui représente son premier voyage officiel à l’étranger, les préparatifs de la Maison Blanche en vue de ce dernier ne cessent de s’accroître.

"Nous sommes à une semaine du premier voyage du président à l’étranger, je voulais donc m’assurer, alors que nous préparons ce voyage, que le conseiller à la sécurité nationale, le général McMaster, soit là pour vous donner un aperçu de ce que l’équipe a fait en préparation au voyage du président", a déclaré vendredi le porte-parole de la Maison Blanche Mike Spencer.

En vue des préparatifs, le général McMaster, conseiller en sécurité nationale du président Trump, a souligné que le voyage de Trump avait trois objectifs.

NICHOLAS KAMM (AFP)
NICHOLAS KAMM (AFP)Le général américain H.R. McMaster et le président DOPnald Trump à Palm Beach, aux Etats-Unis, le 20 février 2017

"Premièrement, réaffirmer le leadership mondial des États-Unis. Deuxièmement, continuer à construire des relations clés avec les leaders du monde entier. Et, troisièmement, diffuser un message d’unité aux amis des États-Unis et aux fidèles des trois plus grandes religions du monde", a déclaré McMaster.

"Le président Trump comprend que l’Amérique d’abord ne signifie pas l’Amérique seule, mais bien le contraire. Faire passer en priorité les intérêts américains signifie renforcer les alliances et les partenariats nous permettant d’étendre notre influence et d’améliorer la sécurité du peuple américain", a continué le général.

"Voyage historique"

Se référant aux différents pays que Trump visitera, McMaster a affirmé qu’il s’agissait d’un "voyage hautement historique" ajoutant "qu’aucun président n’a jamais visité les pays d’origine et les lieux saints des fois juive, chrétienne et musulmane en un seul voyage".

"Le président Trump veut unir les peuples de toutes les confessions autour d’une vision commune de paix, de progrès et de prospérité. Il apportera un message de tolérance et d’espoir à des milliards de personnes, y compris à des millions d’Américains qui pratiquent ces religions", a poursuivi McMaster.

Khalil MAZRAAWI (AFP/Archives)
Khalil MAZRAAWI (AFP/Archives)Le roi d'Arabie Saoudite, le 27 mars 2017, en Jordanie

Le premier arrêt du président américain sera l’Arabie saoudite où il tentera d’encourager ses "partenaires arabes et musulmans à prendre des mesures nouvelles et audacieuses pour promouvoir la paix et pour faire face à ceux qui, de Daech (acronyme de l’Etat islamique) à al-Qaïda, en passant par l’Iran et le régime d’Assad, perpétuent le chaos et la violence qui ont causé tant de souffrance dans le monde musulman et au-delà", souligne son conseiller à la sécurité nationale.

Selon McMaster la visite de Trump en Arabie saoudite se caractérisera par un message "ferme et respectueux" que les Etats-Unis veulent faire passer. Trump espère que ses "alliés musulmans adoptent une position ferme contre l’idéologie islamiste radicale, une idéologie qui utilise une interprétation pervertie de la religion pour justifier des crimes contre l’humanité tout entière".

Transfert de l'ambassade US à Jérusalem

Suite à son séjour saoudien, le président Trump se déplacera en Israël, où il restera un peu plus de 24 heures.

Il se réunira avec le président Rivlin et le Premier ministre Netanyahou, à qui "il réaffirmera le lien inébranlable entre l’Amérique et l’État juif".

Cette visite en Israël de Trump doit notamment clarifier la position américaine quant au transfert de l’ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem.

Durant ces derniers jours, plusieurs commentaires émanant de l’administration américaine ont laissé entendre que le transfert de l’ambassade n’aura pas lieu car cela pourrait affecter les perspectives d’un accord de paix israélo-palestinien, selon le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

"Le président veille à bien comprendre le possible impact d’une telle décision sur le processus de paix", a souligné Tillerson, précisant que la décision serait prise en tenant compte des réponses de toutes les parties, "même si Israël considère cela comme utile à une initiative de paix ou peut-être comme une diversion".

Trump et Netanyahou
Trump et Netanyahou

Des déclarations qui n’ont pas laissé de marbre le Premier ministre israélien qui a aussi tôt affirmé que ce transfert "ne nuira pas au processus de paix, mais permettra au contraire de corriger une injustice historique".

Cette initiative "brisera le fantasme palestinien que Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël", a ajouté le dirigeant israélien.

Par ailleurs, Trump, qui doit également se réunir avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Bethléem, a l’intention d’inviter Netanyahou et Abbas à Washington pour un sommet tripartite afin de relancer le processus de paix, selon des responsables palestiniens cités exclusivement par i24NEWS.

Trump a déjà accueilli Netanyahou et Abbas à la Maison Blanche, exprimant à chacun, son optimisme quant à sa capacité à réussir à négocier un accord de paix, là où ses trois prédécesseurs ont échoué.

"Honnêtement, c'est peut-être moins difficile que ce que les gens pensent depuis des années", a déclaré le président américain à son homologue palestinien lors d'une conférence de presse commune.

"Nous voulons créer la paix entre Israël et les Palestiniens, nous y arriverons", a affirmé Trump.

Durant son entretien avec Abbas à Bethléem, Trump ira dans le sens de l'aspiration palestinienne à "l'autodétermination", a déclaré la Maison Blanche.

AFP
AFPNetanyahou, Trump, Abbas

L’arrivée de Trump en Israël ce 22 mai coïncide presque jour pour jour avec le 50ème anniversaire de la réunification de la ville de Jérusalem après la Guerre des Six jours de 1967, plus communément appelée la "Journée de Jérusalem", fêtée le lendemain de son séjour.

Pour sa visite, Trump devrait être accompagné d’une importante délégation, environ mille personnes qui seront logées pour la plupart dans des hôtels à Jérusalem-Ouest.

Une première délégation américaine s'était déjà rendue en Israël au début du mois pour visiter les sites où Trump doit se rendre lors de son court séjour.

Au total, la visite du chef de l’État en Israël coûtera environ 100 millions de dollars (91.4 millions d’euros) au contribuable américain.

Le président américain se rendra ensuite au Vatican, puis à Bruxelles pour un sommet de l'OTAN et en Sicile pour une réunion du G7, dernière étape de son premier voyage officiel à l'étranger.

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