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Baisse des décès liés au terrorisme dans le monde mais davantage de pays visés

Sur les lieux d'un attentat à la voiture piégée devant un hôtel de Mogadiscio qui a fait au moins 20 morts, le 14 octobre 2017
Mohamed ABDIWAHAB (AFP)
Le terrorisme a coûté la vie à 25.673 personnes en 2014, loin du pic de 2014 et ses 32.500 victimes

Pour la deuxième année consécutive, les décès dus au terrorisme ont diminué, selon le rapport annuel du Global Terrorism Index (GTI). Une baisse de 22 % à 25.673 décès a été constatée par rapport au pic de l'activité terroriste de 2014 qui avait fait plus de 32.500 victimes.

La Syrie, le Pakistan, l'Afghanistan et le Nigéria, quatre des cinq pays les plus touchés par le terrorisme, ont enregistré une baisse de 33 % des décès.   

La plus forte baisse est survenue au Nigeria où le nombre de décès liés au terrorisme attribués à Boko Haram a diminué de 80 % en 2016, en raison des pressions de plus en plus fortes exercées par la force multinationale conjointe sur le groupe terroriste.

L'État islamique (EI) défie cette tendance positive avec une augmentation de 50 % du nombre de victimes tuées par le groupe par rapport à2015. Il s'agit de l'année la plus meurtrière avec plus de 9 000 décès, principalement en Irak.   

En 2016, les pays de l'OCDE ont connu le plus grand nombre de décès depuis 2001. Toutefois, à ce jour, 2017 marque une réduction significative par rapport à 2016, ce qui coïncide avec la diminution des capacités de base de l'EI. 

SABAH ARAR (AFP)

Les attaques terroristes deviennent moins sophistiquées et plus susceptibles d'être dirigées contre des cibles civiles au sein de l'OCDE, telles que des attaques utilisant des véhicules. Cependant, les améliorations apportées aux stratégies antiterroristes ont fait échouer plus de complots en 2016 qu'en 2015 et 2014.  

L'Irak a été le seul des cinq pays les plus touchés par le terrorisme a enregistré une augmentation des décès. Cette dernière est principalement imputable à l'EI, qui a multiplié les attentats suicides et les attaques contre les civils pour compenser ses pertes territoriales. Le nombre total de décès attribués à l'EI a augmenté de 50 % en 2016, qui a été son année la plus meurtrière. La majorité des décès est survenue en Irak, qui a enregistré une augmentation de 40 %.

Élaboré par l'Institute for Economics & Peace (IEP), le rapport annuel se fonde sur la base de données mondiales sur le terrorisme du Consortium national pour l'étude du terrorisme et des réponses au terrorisme (START) ainsi que d'autres sources, et constitue la ressource la plus complète sur les tendances terroristes mondiales.

77 pays ont comptabilisé au moins un décès lié au terrorisme

Selon le rapport, bien que le nombre global de décès et d'attaques ait diminué en 2016, des tendances inquiétantes persistent. En effet, il s'agit de la première fois depuis 17 ans qu'autant de pays enregistrent au moins un décès lié au terrorisme. Au total, 77 pays ont comptabilisé au moins un décès lié au terrorisme, contre 65 en 2016. 

Steve Killelea, directeur exécutif de l'IEP, a déclaré : "Le rapport de cette année marque un tournant décisif dans la lutte contre l'extrémisme islamiste radical. Quatre des cinq pays les plus touchés - la Syrie, le Pakistan, l'Afghanistan et le Nigéria - ont enregistré une baisse importante du nombre de décès. Au total, Boko Haram, les talibans et Al-Qaïda ont tué 6.000 personnes de moins qu'en 2016."

HO (BOKO HARAM/AFP/File)

"Bien que ces progrès soient encourageants, il subsiste de sérieux sujets de préoccupation : la stabilité future de la Syrie et celle de l'Irak joueront un rôle crucial dans l'évaluation de l'impact du terrorisme dans les années à venir. En Irak, le gouvernement devra faire face à des défis pour maintenir une paix durable au sein d'une société inclusive sans alimenter les violences sectaires. La menace en constante évolution de l'EI plane également. Sachant que l'EI a subi d'importants revers en termes de territoire, de force militaire et de financement, il est fort probable que ses combattants endurcis le quittent et rejoignent les rangs de nouvelles entités dans d'autres zones de conflit dans le monde", a-t-il ajouté.

Les pays européens et les autres pays développés ont continué à enregistrer une tendance négative de l'activité de l'EI en tant que principal moteur. Si l'on exclue les attentats du 11 septembre, l'année 2016 a été la plus meurtrière de l'histoire du terrorisme dans les pays de l'OCDE[1] depuis 1988. 

Les attaques terroristes et les décès sont encore très concentrés sachant que 94 % de tous les décès liés au terrorisme sont constatés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

L'Amérique centrale et les Caraïbes sont les régions les moins touchées et ne compte que 12 décès, soit moins de 0,4 % du total.

*L'analyse de l'OCDE exclut la Turquie et Israël car la menace terroriste dans ces pays a des origines historiques profondément enracinées.  

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