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Les expulsions israéliennes en attente à Jérusalem-Est pourraient constituer des "crimes de guerre", selon l'ONU

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le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville, le 29 janvier 2016 à Genève
AFP Archives / FABRICE COFFRINIle porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville, le 29 janvier 2016 à Genève

"Nous souhaitons souligner que Jérusalem-Est fait toujours partie du territoire palestinien occupé"

Les Nations Unies ont exhorté vendredi Israël à annuler toute expulsion en cours à Jérusalem-Est, avertissant que ses actions pourraient constituer des "crimes de guerre". Israël a qualifié, de son côté, les tensions de "différend immobilier".

"Nous appelons Israël à annuler immédiatement toutes les expulsions forcées", a déclaré le porte-parole du bureau des droits de l’ONU, Rupert Colville, aux journalistes à Genève. 

Son commentaire est intervenu après que 15 Palestiniens ont été arrêtés à Jérusalem-Est pendant la nuit dans des affrontements avec la police et des Israéliens au sujet d'une menace d'expulsion contre quatre familles palestiniennes. 

"Nous souhaitons souligner que Jérusalem-Est fait toujours partie du territoire palestinien occupé, dans lequel s'applique le droit international humanitaire", a déclaré M. Colville.

"La puissance occupante… ne peut pas confisquer la propriété privée en territoire occupé", a-t-il dit, ajoutant que "le transfert de populations civiles dans un territoire considéré comme occupé par le droit international était illégal et pouvait constituer des crimes de guerre".

M. Colville a exigé qu'Israël mette fin aux actions qui "contribuent davantage à un environnement coercitif ou qui conduisent à un risque de transfert forcé".

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"Nous appelons en outre Israël à respecter la liberté d'expression lors de la réunion, y compris avec ceux qui protestent contre les expulsions, et à faire preuve de la plus grande retenue dans l'utilisation de la force", a-t-il ajouté.

Le ministère israélien des affaires étrangères, quant à lui, a publié une déclaration rejetant les critiques des expulsions en cours et a accusé l’Autorité palestinienne et les organisations terroristes d’attiser les tensions.