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Nucléaire iranien: l'AIEA estime que la situation est "grave"

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Rafael Grossi, Director General of the International Atomic Energy Agency (IAEA), gestures during a press conference shortly after the IAEA Board of Governors meeting at the agency's headquarters in Vienna, Austria on March 1, 2021.
AFP Photo / Joe KlamarRafael Grossi, Director General of the International Atomic Energy Agency (IAEA), gestures during a press conference shortly after the IAEA Board of Governors meeting at the agency's headquarters in Vienna, Austria on March 1, 2021.

"Nous avons un pays qui a un programme nucléaire développé et ambitieux, très proches du niveau d'armement"

La situation en Iran est "grave", a estimé lundi à Vienne le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi. 

"Nous avons un pays qui a un programme nucléaire très développé et ambitieux, avec des taux d'enrichissement de l'uranium extrêmement élevés (...), très proches du niveau d'armement", a-t-il affirmé devant des journalistes.

Il est également déclaré qu'il est "de plus en plus difficile" d'envisager une nouvelle prolongation de l'arrangement temporaire avec l'Iran sur les inspections nucléaires.

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"Je vois cet espace se rétrécir", a regretté Rafael Grossi, au premier jour de la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de cet organisme onusien. 

En février, Téhéran a suspendu certaines inspections de l'AIEA, ce qui a conduit l'agence à conclure un accord temporaire lui permettant de poursuivre ses activités, même si le niveau d'accès est réduit. Fin mai, ce compromis a été prolongé jusqu'au 24 juin.

Le chef de l'AIEA a aussi abordé la question de plusieurs sites iraniens non déclarés, qui suscitent "l'inquiétude" de l'organisme.

Des "réunions techniques" ont été initiées début avril pour "sortir de l'impasse" mais elles "n'ont pas produit les résultats escomptés", selon un rapport délivré la semaine dernière.

"Les attentes n'ont pas été satisfaites. (...) Il n'y a aucun progrès concret", a déploré M. Grossi. 

Même si ce sujet est distinct des discussions en cours à Vienne, "tout est interconnecté", a-t-il martelé. "Il faut de la confiance. Le chemin de la confiance passe par l'information, la clarification, les inspections et la transparence totale". 

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