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Sous-marins: E. Macron aura "un échange de clarification" avec J. Biden, selon un conseiller

AFP

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Joe Biden et Emmanuel Macron lors de la dernière session du sommet du G-7 à Carbis Bay, en Angleterre, le 13 juin 2021
Doug Mills/The New York Times via AP, PoolJoe Biden et Emmanuel Macron lors de la dernière session du sommet du G-7 à Carbis Bay, en Angleterre, le 13 juin 2021

Cet échange "dans les jours qui viennent, avant la fin de la semaine ne sera pas un échange de réconciliation"

La conversation téléphonique entre Emmanuel Macron et Joe Biden en pleine crise autour du contrat de sous-marins rompu par l'Australie sera "un échange de clarification", pas de "réconciliation", a prévenu mardi Stéphane Séjourné, conseiller politique du président français.

Cet échange, "dans les jours qui viennent, avant la fin de la semaine", "ne sera pas un échange de réconciliation, mais sera un échange de clarification, parce qu'il y a eu un problème sur le fond et sur la forme", a-t-il indiqué sur France Inter.

Sur la forme, le député européen LREM/Renew a évoqué "la manière dont a été rompu ce contrat (entre la France et l'Australie, NDLR) qui pose des interrogations sur y compris la conception-même d'être un allié des Américains".

Sur le fond, "derrière ce changement de pied australien, il y a évidemment des divergences sur la stratégie indo-pacifique", a-t-il ajouté.

Avec ses territoires d'Outre-mer, dont la Nouvelle-Calédonie, la France "a tout son mot à dire" dans la région et se situe dans une logique d'"apaisement", tandis que "les Etats-Unis sont plutôt dans une confrontation avec la Chine" et "rentrent par le contrat australien dans le jeu beaucoup plus fortement, ce qui va irriter énormément la Chine et va tendre la région", a-t-il détaillé.

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Notant également que "la France n'a pas reçu une demande de résiliation écrite comme les clauses du contrat le stipulent", il a estimé qu'"il y aura sûrement des compensations au contrat", ainsi que "des compensations diplomatiques".

Il a par ailleurs jugé que "la réponse politique peut être européenne" et commence à se construire avec l'introduction par Paris du "concept d'autonomie stratégique en Europe" dont "personne ne voulait entendre parler" mais qui est "repris par toutes les capitales européennes en ce moment".

"On peut avoir un alignement idéologique" avec l'administration Biden, mais "on a des éléments stratégiques qui divergent et ça nous saute aux yeux avec ce contrat", comme avec le dossier afghan.