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Irak: condamnations en série après un appel à la normalisation avec Israël

i24NEWS - AFP

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Le président irakien Barham Saleh
FABRICE COFFRINI / AFPLe président irakien Barham Saleh

En 2017, Israël avait soutenu les Kurdes d'Irak qui avaient organisé un référendum d'indépendance

Plus de 300 Irakiens dont des chefs tribaux ont plaidé vendredi pour une normalisation des liens avec Israël lors d'une conférence organisée par un think-tank américain au Kurdistan d'Irak, un premier appel du genre qui a déclenché samedi une série de condamnations.

La présidence de l'Etat, le gouvernement central de Bagdad et des factions politiques ont fustigé le colloque, organisé par le Center for Peace Communications (CPC), think-tank new-yorkais engagé sur le dossier de la normalisation entre Israël et les pays arabes.

Le Kurdistan, une région autonome dans le nord de l'Irak, entretient de bons rapports avec Israël. En revanche les autorités fédérales à Bagdad et les factions politiques alliées de l'Iran, pays ennemi de l'Etat hébreu, sont opposées à une ouverture en direction d'Israël.

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Lors d'un rassemblement à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, des chefs sunnites et d'anciens généraux de l'armée irakienne, ont appelé à ce que le pays rejoigne les "Accords d'Abraham" signés par les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et le Maroc avec Israël l'an dernier.

La conférence, qui a été retransmise en direct sur plusieurs réseaux sociaux, a accueilli, entre autres, le fils de l'ancien Premier ministre Shimon Peres, qui s'est exprimé en hébreu sur la nécessité d'instaurer des relations de paix et de maintenir des liens avec eux en tant que citoyens israéliens.

"Depuis le jour où ce gouvernement a pris ses fonctions, notre objectif a été d'étendre les Accords d'Abraham. L'événement en Irak inspire de l'espoir pour des endroits que nous n'avions pas imaginé auparavant", a réagi le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid.

En 2017, Israël avait soutenu les Kurdes d'Irak qui avaient organisé un référendum d'indépendance controversé.

A Bagdad, le gouvernement central a dénoncé une "réunion illégale" à Erbil, qui "ne représente pas (l'opinion) des populations et des habitants des villes irakiennes".