129 pays nient tout lien juif avec le mont du Temple

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Illustration - Mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem, le 28 février 2020
Sliman Khader/Flash90Illustration - Mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem, le 28 février 2020

L'ambassadeur palestinien a estimé qu'il s'agissait d'une résolution "appropriée et nécessaire"

L'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé mercredi une résolution désavouant les liens juifs avec le mont du Temple et désignant le site uniquement par son nom musulman "Al-Haram al-Sharif" par 129 voix pour et 11 contre.

Le texte, appelé "la résolution de Jérusalem", fait partie d'une initiative de l'Autorité palestinienne et des États arabes visant à faire du lieu le plus saint du judaïsme un site exclusivement islamique.

Les États-Unis, qui se sont opposés au texte, ont déclaré que l'omission d'une terminologie inclusive pour nommer ce site considéré comme sacré par les trois religions monothéistes constituait une "préoccupation réelle et sérieuse".

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Les États-Unis n'ont pas été le seul pays à s'inquiéter du manque de langage inclusif. Pour tenter d'assurer le soutien à la résolution, ses auteurs avaient ainsi apporté des amendements au texte approuvé pour la dernière fois par l'AGNU en 2018, par 148 voix pour et 11 contre. 

Alors que le texte de 2018 faisait deux fois référence à al-Haram al-Sharif, la nouvelle version de la résolution ne fait qu'une seule fois mention de cette expression dans son introduction.

Mais malgré ce changement, le soutien à la résolution a chuté et le nombre de pays qui se sont abstenus est passé de 14 à 31. 

Ce changement s'est particulièrement vu parmi les pays européens. Alors que ceux-ci avaient tous soutenu le texte de 2018, certains d'entre eux ont cette fois-ci exprimé une position divergente. 

Parmi eux, la Hongrie et la République tchèque qui se sont opposées à la résolution, tandis que l'Albanie, la Bulgarie, le Danemark, l'Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie se sont abstenus.

Un émissaire britannique a déclaré que "la résolution adoptée aujourd'hui fait référence aux lieux saints de Jérusalem en termes purement islamiques sans reconnaître la terminologie juive du mont du Temple".

L'ambassadeur palestinien auprès de l'ONU, Riyad Mansour, a remercié les pays ayant soutenu le texte, notant qu'il s'agit "d'une résolution appropriée et nécessaire pour donner espoir et soutien à notre peuple". 

Il a affirmé que la résolution s'appuyait sur un langage qui avait déjà été approuvé dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur Jérusalem.

Il a appelé l'ONU "à accepter la Palestine en tant qu'État membre" et à tenir Israël pour "responsable de son refus de se retirer sur les lignes d'avant 1967 afin qu'une résolution à deux États du conflit puisse être mise en œuvre".

"Nous n'accepterons jamais de continuer à vivre sous l'occupation dans un système d'apartheid, nous méritons la liberté et la dignité dans notre patrie", a-t-il martelé.