USA: Un tribunal relance des poursuites contre Pfizer et d'autres sociétés pour financement du terrorisme en Irak

i24NEWS - Reuters

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Le logo de Pfizer est affiché au siège de la société à New York, aux États-Unis, le 5 février 2021.
AP Photo/Mark Lennihan, FileLe logo de Pfizer est affiché au siège de la société à New York, aux États-Unis, le 5 février 2021.

"La suite de la procédure montrera que les sociétés ne sont en aucun cas responsables"

Une cour d'appel américaine a relancé mardi une action en justice contre AstraZeneca, Pfizer et d'autres sociétés, au motif que leurs contrats avec le ministère de la Santé irakien auraient contribué à financer le terrorisme qui a tué des Américains pendant la guerre en Irak, a rapporté l'agence de presse Reuters.

Les plaignants affirment que la milice Jaysh al-Mahdi, parrainée par le Hezbollah, contrôlait le ministère irakien de la Santé et que les 21 sociétés américaines et européennes, spécialisées dans les équipements médicaux et les produits pharmaceutiques, ont effectué des paiements illicites pour obtenir des contrats de fournitures médicales.

Les représentants des cinq groupes de sociétés - AstraZeneca, GE Healthcare USA Holding, Johnson & Johnson (JNJ.N) Pfizer et Hoffmann-La Roche Inc - ont déclaré dans un communiqué commun que "la suite de la procédure montrera que les sociétés ne sont en aucun cas responsables".

L'action en justice relancée par la Cour d'appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia a été intentée par des membres de familles de victimes d'attaques menées en Irak par le groupe Mahdi. Un juge fédéral de première instance a rejeté le procès en 2020.

Les avocats des sociétés ont affirmé à la cour d'appel qu'elles avaient fourni au gouvernement irakien "des traitements vitaux contre le cancer du sein, des injections contre l'hémophilie, des échographies, des électrocardiogrammes et d'autres produits médicaux" après l'invasion de l'Irak par les États-Unis, qui a renversé le président Saddam Hussein en 2003.

M. Shanmugam a également indiqué devant le tribunal en septembre qu'une décision contre les entreprises "aurait un effet dissuasif important sur la volonté des entreprises et des organisations non gouvernementales de mener des activités essentielles, souvent à la demande du gouvernement, dans des régions qui sont le théâtre de troubles".

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