Les lieutenants de l'opposant A. Navalny classés "terroristes et extrémistes" en Russie

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Le leader de l'opposition russe Alexei Navalny se tient à l'intérieur d'une cellule vitrée lors d'une audience au tribunal de district de Babushkinsky à Moscou, en Russie, le 20 février 2021.
KIRILL KUDRYAVTSEV / AFPLe leader de l'opposition russe Alexei Navalny se tient à l'intérieur d'une cellule vitrée lors d'une audience au tribunal de district de Babushkinsky à Moscou, en Russie, le 20 février 2021.

"Nous sommes des pionniers pour ce genre d’âneries", a réagi M. Jdanov sur Twitter

Les deux principaux lieutenants d'Alexeï Navalny ont été ajoutés au catalogue russe des "terroristes et extrémistes", à quelques jours du premier anniversaire de l'arrestation de l'opposant et de la répression implacable de son mouvement qui a suivi

Ivan Jdanov et Léonid Volkov, en exil à l'étranger, sont désormais considérés comme "terroristes et extrémistes" selon une liste du service russe des renseignements financiers, Rosfinmonitoring.

"Nous sommes des pionniers pour ce genre d’âneries", a réagi M. Jdanov sur Twitter.

Les deux opposants, âgés de 33 et 41 ans, étaient respectivement en charge du fonds de lutte contre la corruption (FBK) de M. Navalny et du réseau régional de son organisation jusqu'à leur interdiction en juin 2021. 

Ces deux organisations avaient été bannies pour "extrémisme" par la justice russe, entraînant la fuite à l'étranger de la majeure partie de leurs cadres, par crainte de poursuites. Parmi ceux qui ont choisi de rester, plusieurs ont été arrêtés.

Alexeï Navalny a été arrêté en 17 janvier 2021 à Moscou, de retour de convalescence en Allemagne après un grave empoisonnement dont il tient le président Vladimir Poutine pour responsable.

Le militant anti-corruption de 45 ans, l'opposant au Kremlin le plus célèbre, a ensuite reçu une peine de deux ans et de demi de prison pour une affaire de "fraudes" qu'il dénonce comme politique. 

Il est également visé par de nouvelles poursuites pour "extrémisme" qui pourraient le maintenir derrière les barreaux pour de longues années.

La répression du mouvement de M. Navalny a été suivie par des pressions croissantes contre des médias critiques du Kremlin et des ONG, désignés à tout va "agents de l'étranger", un label infamant qui complique grandement leur travail sous peine de graves poursuites.