La Russie ne veut "bien sûr" pas d'une guerre, affirme Vladimir Poutine

AFP

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Le président russe Vladimir Poutine s'exprime lors d'une cérémonie à Moscou, le 2 février 2022.
Sergei KARPUKHIN / POOL / AFPLe président russe Vladimir Poutine s'exprime lors d'une cérémonie à Moscou, le 2 février 2022.

"C'est pour cela qu'on a avancé nos propositions pour un processus de négociations"

Le président russe Vladimir Poutine a dit mardi vouloir "continuer le travail en commun" avec les Occidentaux sur la sécurité européenne pour désamorcer la crise autour de l'Ukraine. 

"Nous sommes prêts à continuer le travail en commun. Nous sommes prêts à aller sur le chemin de la négociation", a-t-il déclaré à Moscou au cours d'une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz.

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Il a cependant regretté une fois encore le rejet par les Occidentaux de ses principales exigences, déplorant ne pas avoir reçu "malheureusement de réponse constructive" à leur sujet.

Ces revendications sont la fin de la politique d'élargissement de l'Alliance, l'engagement de ne pas déployer d'armes offensives à proximité du territoire russe et le retrait d'infrastructures de l'Otan sur les frontières de 1997, avant que l'organisation n'accueille d'ex-membres du bloc soviétique.

Le président russe a d'ailleurs souligné qu'il ne renonçait pas à ces demandes et qu'elles feraient partie du "complexe" des pourparlers russo-occidentaux.

"Voulons-nous (d'une guerre) ou pas ? Bien sûr que non. C'est pour cela qu'on a avancé nos propositions pour un processus de négociations", a-t-il encore dit.

M. Poutine a aussi confirmé un "retrait partiel des militaires" de la frontière avec l'Ukraine, refusant cependant de le commenter.   

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Il a également dit ne pas "pouvoir fermer les yeux sur la manière dont les Etats-Unis et l'Otan traitent le principe d'indivisibilité de la sécurité", Moscou jugeant que les Occidentaux s’efforcent de renforcer leur propre sécurité aux dépens de celle de la Russie.

Parmi les thèmes avancés sur lesquels les propositions occidentales rejoignent celles des Russes, il y a celle d'un contrôle des armements de courte et moyenne portées.

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