L'Iran et l'AIEA conviennent d'un calendrier pour lever un obstacle à la relance de l'accord sur le nucléaire

i24NEWS

2 min
Le directeur général Rafael Grossi de l'Organisation internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'entretient avec le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amirabdollahian, lors de leur réunion à Téhéran, le 5 mars 2022
AP PhotoLe directeur général Rafael Grossi de l'Organisation internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'entretient avec le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amirabdollahian, lors de leur réunion à Téhéran, le 5 mars 2022

Rafael Grossi "rendra compte de sa conclusion lors de la réunion du Conseil des gouverneurs", le 6 juin

L'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont convenus samedi d'un mécanisme visant à régler des questions en suspens pouvant amener notamment à des éclaircissements sur la présence de matière nucléaire dans des sites iraniens non déclarés, qui supprimeraient un obstacle à la relance de l'accord sur le nucléaire iranien.

Onze mois après le début des pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis sur la relance de l'accord de 2015 à Vienne, les négociateurs tentent de régler les dernières questions épineuses en quelques jours, les puissances occidentales affirmant que le temps presse, les avancées nucléaires de l'Iran étant sur le point de rendre l'accord futile.

L'Agence a longtemps déclaré que l'Iran n'avait pas donné de réponses satisfaisantes concernant la présence de particules d'uranium sur certains sites mais samedi, une série d'échanges a été programmée après laquelle le chef de l'AIEA, Rafael Grossi, "s'efforcera de rendre compte de sa conclusion lors de la réunion du Conseil des gouverneurs" qui débutera le 6 juin.

"Nous sommes arrivés à la conclusion que l'Iran et l'AIEA échangeront des documents au plus tard à Khordad (mois iranien qui débute le 22 mai), afin de résoudre ces questions (...)", a indiqué le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami.

"Il n'y a pas d'échéance artificielle, pas de conclusion décidée à l'avance", pas de promesse que l'enquête sera classée à l'issue du processus en juin, a de son côté insisté M. Grossi en visite éclair à Téhéran où il s'est entretenu avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian et M. Eslami.

"Si l'Iran ne coopère pas, je ne cesserai pas de poser des questions", a-t-il averti, refusant toute pression "politique" de la part des négociateurs réunis à Vienne. 

Cet article a reçu 2 commentaires