Nucléaire iranien: "d'autres options" possibles en cas de "blocage russe" (diplomate européen)

AFP

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Des représentants participant aux négociations visant à relancer l'accord sur le nucléaire iranien à Vienne, en Autriche, le 9 décembre 2021
HANDOUT / EU DELEGATION IN VIENNA / AFPDes représentants participant aux négociations visant à relancer l'accord sur le nucléaire iranien à Vienne, en Autriche, le 9 décembre 2021

Les négociations sur le nucléaire iranien, qui semblaient sur le point d'aboutir, ont été suspendues

"D'autres options" sont possibles dans les négociations sur le nucléaire iranien à Vienne si les demandes de garanties supplémentaires sont maintenues par la Russie, a estimé vendredi un diplomate européen. 

"Si le blocage russe est confirmé comme définitif, nous serions obligés de regarder d’autres options", a-t-il ajouté, sans préciser de quoi il s'agissait. "On ne souhaite pas être dans une situation binaire consistant à laisser la Russie prendre le JCPOA (accord de Vienne de 2015, ndlr) en otage". 

Les négociations sur le nucléaire iranien, qui semblaient sur le point d'aboutir, ont été suspendues vendredi après la demande par Moscou de garanties supplémentaires.

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La Russie, frappée par des sanctions occidentales après son invasion de l'Ukraine, a ainsi demandé des garanties américaines visant à ce que ces mesures de rétorsion n'affectent pas sa coopération économique actuelle ou à venir avec l'Iran. Des revendications jugées "hors sujet" par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, mais qui ont mis un coup d'arrêt aux discussions.

"On n’a pas claqué la porte. On a fini notre travail", a estimé le diplomate européen. "Un échec de cet accord qui priverait le peuple iranien d'une levée des sanctions et qui priverait la communauté internationale des assurances nécessaires sur le programme nucléaire iranien, serait extrêmement dommageable", a-t-il ajouté. 

"Ce serait irresponsable que ce soit le fait de la Russie". 

Téhéran est engagé depuis onze mois dans des pourparlers à Vienne avec les grandes puissances pour tenter de sauver l'accord de 2015.

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