Pour l'Iran, les nouvelles sanctions américaines montrent "la malveillance" de Washington

AFP

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le président iranien Ebrahim Raissi donne une conférence de presse avant son départ pour le Qatar, le 21 février 2022.
Iranian Presidency/AFPle président iranien Ebrahim Raissi donne une conférence de presse avant son départ pour le Qatar, le 21 février 2022.

Washington a imposé des sanctions financières à des fournisseurs du programme de missiles balistiques iranien

Le ministère iranien des Affaires étrangères a jugé jeudi que les nouvelles sanctions américaines annoncées la veille contre Téhéran, étaient un "nouveau signe de la malveillance" de Washington envers l'Iran.

"Cette décision est un nouveau signe de la malveillance du gouvernement américain envers le peuple iranien", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère, Saïd Khatibzadeh. 

"Elle prouve que l'administration américaine actuelle, contrairement à ce qu'elle prétend, utilise toutes les occasions pour lancer des accusations sans fondement afin de faire pression sur le peuple iranien", a-t-il ajouté.

Washington a imposé mercredi des sanctions financières à des fournisseurs du programme de missiles balistiques iranien, à la suite d'une attaque au Kurdistan irakien revendiquée par les Gardiens de la révolution, armée idéologique de Téhéran.

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Ces sanctions visent le ressortissant iranien Mohammad Ali Hosseini et son "réseau de sociétés" en tant que fournisseurs du programme. Leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis seront gelés et l'accès au système financier américain leur sera barré, selon un communiqué du sous-secrétaire au Trésor américain Brian Nelson. 

Elles font suite à "l'attaque au missile de l'Iran sur Erbil, en Irak, le 13 mars" et à "d'autres attaques de missiles menées par des alliés de l'Iran contre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis", dont celle du 25 mars lancée par les rebelles Houthis yéménites contre une installation du géant pétrolier saoudien Aramco, explique le Trésor américain.

L'Iran avait revendiqué l'attaque du 13 mars, affirmant qu'elle visait un "centre stratégique" israélien. Le 25 mars, les rebelles du Yémen avaient revendiqué 16 attaques contre l'Arabie saoudite dont une contre des réservoirs d'Aramco à Jeddah.

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