Nucléaire: les "questions techniques" sont réglées (Iran)

AFP

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Mohammad Eslami, chef de l'agence nucléaire iranienne (OEAI), à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021
AP Photo/Lisa LeutnerMohammad Eslami, chef de l'agence nucléaire iranienne (OEAI), à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021

"Il ne reste que les problèmes politiques liés au ministère des Affaires étrangères"

Téhéran a affirmé mercredi que les "questions techniques" des négociations de Vienne sur le nucléaire iranien avaient été résolues mais qu'il restait des "problèmes politiques" pour rétablir l'accord international de 2015.

Téhéran est engagé depuis un an dans des négociations avec la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine directement, et les Etats-Unis indirectement, pour relancer l'accord connu sous le nom de Plan d'action global conjoint (JCPOA).

Les négociations à Vienne visent à ramener les Etats-Unis à cet accord --dont ils se sont retirés en 2018--, notamment par la levée des sanctions contre l'Iran, et la garantie du plein respect par Téhéran de ses engagements.

"Les questions techniques et les discussions dans les pourparlers de Vienne sont terminées", a déclaré Mohammad Eslami, chef de l'Organisation iranienne de l'Energie atomique, cité par l'agence de presse officielle Irna. 

"Il ne reste que les problèmes politiques liés au ministère des Affaires étrangères", a-t-il ajouté.

Les pourparlers sont suspendus depuis le 11 mars après que la Russie a exigé des garanties que les sanctions occidentales imposées à la suite de son invasion de l'Ukraine le 24 février ne nuiraient pas à son commerce avec l'Iran.

Quelques jours plus tard, Moscou a déclaré avoir reçu les garanties nécessaires.

Mais un principal obstacle bloque encore les pourparlers: l'Iran exige le retrait des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, de la liste noire américaine des "organisations terroristes étrangères".

"Si l'Iran veut une levée des sanctions qui va au-delà du JCPOA, il devra répondre à nos préoccupations qui vont au-delà du JCPOA", a déclaré lundi le porte-parole du département d’Etat américain Ned Price.

L'accord de 2015 a accordé un allègement des sanctions à l'Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire pour garantir que Téhéran ne pourrait pas développer une arme nucléaire, ce qu'il a toujours nié vouloir faire.

Mais après le retrait unilatéral des Etats-Unis et la réimposition de sanctions économiques sévères, l'Iran a commencé à revenir sur ses propres engagements.

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