Nucléaire iranien: le chef de l'AIEA "très inquiet"

AFP

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Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, s'exprime lors d'une conférence de presse à Vienne, en Autriche, le 17 décembre 2021.
Michael Gruber/APLe directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, s'exprime lors d'une conférence de presse à Vienne, en Autriche, le 17 décembre 2021.

"L'Iran ne s'est pas montré disposé à fournir les informations dont nous avons besoin"

Le directeur général de l'AIEA s'est déclaré mardi "très inquiet" de la situation en Iran, dénonçant un manque de coopération, alors que le négociateur de l'UE est attendu à Téhéran pour tenter de débloquer les négociations.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dont le siège se trouve à Vienne, "essaie de clarifier un certain nombre de questions en suspens", a expliqué Rafael Grossi devant un comité du Parlement européen.

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"Je me réfère au fait qu'au cours des derniers mois, nous avons pu identifier des traces d'uranium enrichi dans des lieux jamais déclarés par l'Iran comme ayant abrité une quelconque activité nucléaire", a-t-il souligné.

"Nous sommes extrêmement inquiets (...). La situation ne paraît pas très favorable. Pour l'instant, l'Iran ne s'est pas montré disposé à fournir les informations dont nous avons besoin", a déploré le chef de l'instance onusienne de contrôle.

Plusieurs sites font l'objet d'interrogations de longue date de l'AIEA. Début mars, M. Grossi s'était rendu en Iran à ce sujet, alors que la République islamique demandait la clôture du dossier. 

Finalement, il avait été convenu que les deux parties échangent des documents pour une résolution avant juin.

Ces déclarations interviennent alors que le diplomate européen chargé de coordonner les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, doit arriver dans les prochaines heures à Téhéran pour un ultime effort de relance du processus.

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