Quantcast i24NEWS - La Bosnie refuse d'extrader vers la Tunisie un suspect du meurtre d'un cadre du Hamas

La Bosnie refuse d'extrader vers la Tunisie un suspect du meurtre d'un cadre du Hamas

Le portrait de Mohamed Zaouari lors de l'hommage qui est lui rendu le 18 décembre 2016 à Gaza, par les brigades Ezzedine al-Qassam
MAHMUD HAMS (AFP)

Un tribunal de Sarajevo a refusé d'autoriser l'extradition d'un ressortissant bosnien recherché par la Tunisie, qui le soupçonne d'avoir participé en 2016 à l'assassinat d'un cadre du Hamas, Mohamed Zaouari, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Elvir Sarac a été brièvement arrêté mardi à Sarajevo sur la base d'un mandat d'arrêt délivré par la Tunisie, où il est soupçonné de "terrorisme". Mais un juge de la Cour d'Etat de Bosnie a refusé d'ordonner sa mise en détention et, en conséquence, son extradition.

"La Cour d'Etat de Bosnie (...) a établi que la Bosnie-Herzégovine n'a pas signé avec la Tunisie un accord bilatéral qui lui permettrait d'extrader ses ressortissants pour faire face à une procédure criminelle", a indiqué le service de presse de ce tribunal.

Sarac est un des deux Bosniens soupçonnés par la justice tunisienne d'avoir "perpétré l'assassinat" de Mohamed Zaouari, tué d'une vingtaine de balles au volant de sa voiture le 15 décembre 2016 à Sfax, la deuxième ville de Tunisie.

Le second est Alem Camdzic, arrêté en mars en Croatie. La justice croate a approuvé le 9 mai, en première instance, son extradition vers la Tunisie, mais son avocat a annoncé qu'il allait interjeter appel devant la Cour suprême.

Zaouari, qui avait 49 ans, était un ingénieur tunisien décrit par le Hamas comme un dirigeant du mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza.

Selon la presse en Bosnie, Sarac a déclaré devant le juge qu'il se trouvait en effet en Tunisie en décembre 2016, mais que c'était pour affaires.

L'assassinat de Mohamed Zaouari avait fait des remous en Tunisie. Le gouvernement avait affirmé que des "éléments étrangers" étaient impliqués dans le meurtre de l'ingénieur, qui était également de nationalité belge.

Le Hamas, selon lequel Zaouari était une personnalité importante du mouvement spécialisé dans le développement de drones, avait accusé Israël d'être à l'origine de son assassinat. Israël n'avait pas réagi à ces accusations.

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